Violences faites aux femmes En Uruguay, la lutte contre les violences faites aux femmes ne faiblit pas

Pendant l’année 2009, dix-neuf femmes ont été tuées par leur compagnon.

Tous les premiers jeudis du mois, les femmes membres du Collectif des femmes en noir – Uruguay manifestent en silence face à l’esplanade de la mairie de Montevideo contre les violences faites aux femmes.
Même s’il y a une loi spécifique pour juger les violences domestiques, il existe des exemples de transgressions claires de la loi. Ainsi le cas Lourdes Vaz : elle été assassinée il y a trois ans par son compagnon. Celui-ci a eu une peine de quatorze ans de prison ferme. Cependant, pour bonne conduite, il est sorti provisoirement de la prison de Florida où il était emprisonné.

Le collectif des femmes en noir et le réseau national contre les violences domestiques a adressé une lettre au président de la République (1)  pour faire le point sur la situation des femmes victimes de violences et pour demander, entre autres, que « le procès d’une femme battue soit pris en charge d’abord aux assises et non uniquement au tribunal des affaires familiales. »

Aujourd’hui les mouvements des femmes de différents collectifs contre les violences, les groupes de recherche, la fédération des coopératives, Amnesty International Uruguay et bien d’autres organisations de la société civile se battent pour que les femmes aient une place réelle dans la société uruguayenne.

Ana-Maria Araujo, collaboratrice Uruguay ÉGALITÉ

(1) L’actuel président, José Mujica élu en novembre 2009, est un ancien  tupamaro , prisonnier de la dictature pendant plus de 13 ans

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