Brèves La remise en cause d’un droit fondamental des femmes

A la demande de l’ex-secrétaire d’Etat à la Famille Nadine Morano, Brigitte Barèges, députée UMP du Tarn-et-Garonne, a remis le 26 janvier dernier, au Premier ministre François Fillon, un rapport préconisant la suppression de l’anonymat dans  « l’accouchement sous X » et son remplacement par «  l’accouchement dans la discrétion ».

Dans un communiqué daté du 26 janvier, le Planning Familial se dit « extrêmement inquiet sur le remise en question des lois encadrant « accouchement sous X ».
Pour le Planning Familial, « il ne s’agit pas en effet d’une légère inflexion de la loi comme pourrait le traduire le vocabulaire (passage de « l’accouchement secret » à « l’accouchement dans la discrétion »), mais bien de la remise en cause d’un droit fondamental des femmes et de la protection des enfants.
L’accouchement sous X est aujourd’hui en France très strictement encadré par les lois de janvier 1993 et juillet 1996, complétées par la création du CNAOP (janvier 2002).
Le Planning Familial rappelle que l’accouchement sous X est pour certaines femmes l’ultime solution, surtout aujourd’hui dans un contexte où l’accès à l’IVG devient de plus en plus difficile.  »

( 1) CNAOP: conseil national d’accès aux origines personnelles

www.planning-familial.org/

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