Brèves Pour le Planning, dix ans après, la loi avortement et contraception n’est pas appliquée

Le 4 juillet 2001 était promulguée la loi avortement et contraception. Cette loi visait à faciliter l’accès à la contraception et à l’IVG, rendre la contraception d’urgence gratuite et anonyme et accessible aux mineures à l’école ou en pharmacie, rendre obligatoire l’information et l’éducation à la sexualité pour les jeunes, et permettre aux femmes et aux hommes l’accès à la stérilisation.

Dix ans plus tard :

– les jeunes bénéficient au mieux de trois séances d’éducation à la sexualité sur toute leur scolarité, – la contraception d’urgence est mal diffusée par manque d’information et la réticence de certains professionnels,

– la stérilisation est toujours taboue. En juillet 2010, un arrêté confirmait même la décision de l’Uncam de la dérembourser pour les femmes de moins de 40 ans,

– de réelles difficultés d’accès à l’IVG sont renforcées par la loi HPST adoptée en juin 2009, qui supprime des structures de proximité et remet en cause l’existence des plateformes téléphoniques régionales d’information,

– l’accès à la contraception reste trop difficile notamment pour les mineur-e-s malgré les efforts de collectivités territoriales. Trop peu de contraceptifs sont remboursés rajoutant des discriminations territoriales aux discriminations sociales.

Suite à un rapport alarmant de l’Igas, le Planning familial, l’Ancic et la Cadac avaient interpelé en janvier 2011 le Premier ministre sur le sujet. Le recours gracieux est resté sans réponse.

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