Brèves Le viol comme arme de guerre en Birmanie

L’association Info Birmanie fait état de nombreux viols commis sur des femmes et des fillettes par l’armée birmane dans le cadre de ses offensives contre les groupes armés ethniques shan et kachin (nord-est et extrême nord), après plus de vingt ans de cessez-le-feu.

Les dirigeants du régime birman veulent contrôler la région où sont implantés de nombreux projets d’investissement chinois, dont des barrages hydroélectriques, gazoducs et oléoducs transnationaux. Les exactions militaires ont poussé des milliers de personnes hors de leurs villages.

D’après la Shan Women’s Action Network et la Shan Human Rights Foundation, le 5 juillet dernier, quatre villageoises de Wan Loi, dans le district de Ke Lee dans l’Etat Shan, âgées de 12 à 50 ans ont été violées.

Le 22 juin, la Kachin Women’s Association Thailand (KWAT), association de femmes kachin basée en Thaïlande, exigeait du gouvernement l’arrêt des viols commis sur les femmes kachin et des autres minorités ethniques. L’ONG dénonçait notamment les viols collectifs d’au moins 18 femmes et fillettes, du 10 au 18 juin 2011 le long de la frontière avec la Chine. Quatre d’entre elles ont été assassinées après avoir été violées. Une autre femme est décédée des suites des blessures causées par le viol.