Articles récents GPA: des Assises contre la marchandisation du corps

Des lobbys pro Gestation Pour Autrui (GPA), promouvant dans un premier temps un supposé «altruisme» potentiel, sont actifs au sein du Conseil de l’Europe, qui doit rendre un rapport fin janvier 2016. Depuis que cette question se pose en France, (dès 1985) nombre de gens de gauche et de féministes ont perçu le paradoxe contenu dans l’utilisation du corps des femmes pour porter un enfant en vue d’un abandon prémédité, dans le cadre d’un contrat commercial.

Sylviane Agacinski, philosophe, travaille sur la GPA depuis des années (1). Elle est une des rares opposantes à s’exprimer dans les médias traitant le «droit» à l’enfant d’un point de vue compassionnel. Elle fait le constat de la maturation des esprits dans la société, face à la réalité toute autre d’un marché mondialisé qui s’en prend aux femmes les plus pauvres des pays les plus pauvres : ne pas le voir serait faire fi «des valeurs fondamentales de la gauche, du respect des individus et de leur corps», où tout ne peut s’acheter, devenir monnaie d’échange et les personnes s’asservir.
Elle a rejoint le Collectif pour le Respect de la Personne, la Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception, et la Coordination Lesbienne de France qui organisent début février des Assises pour l’abolition de la GPA à l’Assemblée Nationale grâce au concours de Laurence Dumont, vice présidente de l’Assemblée Nationale. Elu-e-s contre les Violences faites aux Femmes, l’Assemblée des Femmes, Femmes solidaires, la Marche Mondiale des Femmes soutiennent cette initiative. 
Rencontre avec Sylviane Agacinski et Laurence Dumont.
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Reportage: Abigail Cara et Joachim Cairaschi 50-50 magazine
 
1 Sylviane Agacinski, Le corps en miettes, Ed Flamarion  2008
 

2 février 2016 de 16h30 à 19h30 à l’Assemblée Nationale (inscriptions jusqu’au 27 janvier).
50-50 magazine est partenaire des Assises
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