Brèves Une grève de la faim entamée contre les viols commis par les soldats djiboutiens

Depuis le 25 mars, 10 Djiboutiennes, résidant en France et en Belgique, entament une grève de la faim pour dénoncer les viols des femmes Afar par les soldats djiboutiens. Dés années 1990, la guerre civile a laissé largement impunies les violences sexuelles commises par l’armée gouvernementale dans le Nord et le Sud-Ouest du pays. Pour que ces crimes soient jugés, Femmes Solidaires et le Comité des Femmes Djiboutiennes Contre le Viol lancent un appel à la communauté internationale exigeant la reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre, l’ouverture d’une enquête internationale sur toutes les exactions commises à l’encontre des femmes en République de Djibouti, le jugement des soldats coupables des viols, le respect des conventions régionales et internationales ratifiées par Djibouti dont la CEDAW.  

Une des 10 grévistes a dû être évacuée vendredi 1e avril suite à la détérioration de son état de santé. Quelques jours avant la réélection pour un 4ème mandat du président Omar Guelleh, les grévistes sont déterminées à faire entendre leurs revendications encore plus fort : « Nous ne sommes qu’au début de la dénonciation : nous avons faim, nous avons soif mais nous irons jusqu’au bout ».