Articles récents Les Assises de l’IEC : Recherches et féminismes. La circulation des savoirs sur le genre

L’Institut Emilie du Châtelet a pour particularité d’entretenir le dialogue entre les chercheuses/chercheurs travaillant dans différentes disciplines sur les questions des femmes, du sexe et du genre. Il a aussi pour vocation de contribuer à établir des ponts entre le monde de la recherche et celui des acteurs sociaux, économiques, politiques, associatifs et institutionnels qui s’intéressent à l’égalité des sexes. Ce sera encore le cas le 11 mai prochain à l’occasion de ses 8ème Assises qui a pour thème la circulation des savoirs sur le genre.

 

Entre Recherches et féminismes, les liens ont toujours été très étroits, que ce soit pour élaborer les premiers questionnements théoriques sur les inégalités entre les sexes, mettre à l’agenda de nouveaux thèmes de recherche, défricher de nouveaux terrains, renouveler les problématiques et les pratiques militantes. En plus de trente ans les études sur les femmes, le sexe et le genre ont trouvé un ancrage académique, sans rompre leurs relations spécifiques avec les mouvements féministe et LGBTQI. La production et la circulation de ces savoirs connaissent ainsi toujours des origines et des destinations multiples : via les laboratoires de recherche et les universités, mais aussi via les collectifs et associations, les médias, la littérature, les cultures visuelles et plus généralement les cultures populaires. L’Institut Emilie du Châtelet à travers ses activités a depuis dix ans largement montré la richesse de cette multipolarité. 

Nous avons choisi pour ces 8e assises de l’IEC d’insister sur les synergies, les complémentarités et les hybridations entre différents modes de production et de diffusion des savoirs sur le genre. Dans certains cas, comme les violences, ce sont les mouvements sociaux, politiques et culturels qui ont interrogé et mis en route la recherche académique. Dans d’autres cas, comme sur le travail, la recherche académique engagée a été à l’initiative et a irrigué la société civile et l’action politique. Dans toutes ces configurations, des vecteurs spécifiques sont nécessaires pour diffuser ces savoirs. Qui sont les actrices et acteurs qui favorisent cette mise en circulation ? Par quels moyens ? Avec quelles conséquences ? Quels échos ? Quels sont les enjeux de cette circulation pour la compréhension des inégalités, mais aussi la constitution d’une culture de genre plus égalitaire et libératrice ? Quelles perspectives pour l’avenir des féminismes ? 

À travers deux thématiques essentielles dans l’actualité, les violences et les migrations, nous nous interrogerons sur les actrices et acteurs de cette circulation des savoirs, sur leur mode de production, leur diffusion et les défis de l’avenir. Puis autour des exemples de l’histoire et des médias, nous questionnerons les particularités de ces vecteurs de diffusion, leurs appropriations et leurs effets. 

 

Institut Emilie du Châtelet

Mercredi 11 mai Université Paris Diderot, amphithéâtre Buffon, 15 rue Hélène Brion (Paris 13e), 9h-18h

Le programme 

50-50 magazine est partenaire des Assises de l’IEC