Articles récents Barbie voilée : halte à la maltraitance des fillettes !

Les principaux médias se sont faits l’écho de la vente et la commercialisation, pour la première fois, d’une poupée Barbie voilée.

Ce sujet a été traité comme s’il s’agissait d’une bonne nouvelle pour toutes les petites filles du monde qui pourront ainsi s’identifier à une poupée qui leur ressemble.

C’est la raison pour laquelle nous conseillons à ceux des journalistes qui n’ont pas pris conscience de la gravité du sujet  de regarder la photo ci-dessous, prise en région parisienne, et de lire la pétition qui l’accompagne expliquant en quoi le port du voile dès le plus jeune âge est une maltraitance à enfant.

Halte à la maltraitance des fillettes ! Danger du voilement pour le développement et la santé.

 

PÉTITION

 

Nous, signataires de cette pétition, dénonçons la maltraitance par personne ayant autorité à l’égard des fillettes enveloppées dans un voile islamiste. Le voilement des fillettes est un risque majeur pour leur développement cognitif et social et leur santé psychique et physique.

Dans les espaces publics, y compris en France, on peut voir des fillettes pré-pubères entièrement enveloppées dans des voiles.

L’indifférence est inacceptable vis-à-vis de cette maltraitance et nous appelons les pouvoirs publics à faire respecter l’intérêt de l’enfant.

Pour l’OMS, la maltraitance à enfant désigne les violences et la négligence envers toute personne de moins de 18 ans. La santé est définie « comme un état de complet  bien-être physique, mental et social» et elle est gravement compromise dans ses trois composantes par un port précoce du voile.

Parmi les conséquences délétères du port du voile concernant la santé physique :

– La carence en vitamine D est constatée chez les femmes voilées. C’est dire si le voilement des fillettes leur fait courir un risque majeur, à ce stade de développement staturo-pondéral : retard de croissance, diminution des défenses immunitaires, hypotonie musculaire, convulsions hypocalcémiques, etc.

– La perte de cheveux. Asphyxiés par la contention des heures durant, les cheveux finissent par dépérir et tomber. Or, la chevelure n’est pas un simple ornement mais a des fonctions vitales d’écran contre les agressions externes et de régulateur de la température à la surface du crâne.

Sur le plan psychique, le voile a pour objet déclaré de protéger les femmes de la concupiscence des hommes ou les hommes de la tentation sexuelle et aboutit à réduire tout le corps de la fillette à son seul sexe anatomique, à un âge où elle ne peut assumer psychologiquement ce trop-plein de sexualité.

Les promoteurs du voile l’opposent à « l’hypersexualisation » des fillettes « occidentales », exhibées dans des concours de beauté. Mais qu’est le voile sinon un marqueur indélébile de la sexualisation du corps ?

Comment ouvrir le champ des possibles des fillettes alors que le voile implique des restrictions à leur liberté de déplacement (entravant les activités exploratoires nécessaires à la découverte du monde), à la curiosité naturelle (nécessaire au développement intellectuel), aux activités ludiques (musique, dessin, sport, théâtre etc.) et bien entendu aux contacts humains. Voiler la tête, c’est entraver la liberté et la pensée.

Le développement cognitif et psycho-affectif est également freiné, faute de stimulation intellectuelle et affective. Faute surtout d’introduction de l’altérité. Comment s’ouvrir à l’autre différent, qui seul peut vous enrichir ? Quelle culture de l’intolérance prône-t-on ? Quelles relations à l’autre prépare-t-on ?

Le bien-être social est aussi sérieusement compromis.

Le voile est une entrave absolue au développement relationnel. Il exclut, en effet, d’emblée la moitié mâle de l’humanité et de même les non-musulmanes ou les musulmanes ne le portant pas. Il enferme très tôt l’enfant dans un monde clos évocateur des gynécées d’antan. En outre, la stigmatisation et l’exclusion de toutes les activités sportives achèveront de restreindre son périmètre d’action et de manœuvre.

Quelle place pourra prendre, dans la société, une « citoyenne » amputée de son enfance, de sa confiance en soi et en l’autre et de toute compétence sociale. C’est une véritable culture de l’enfermement que promeut le projet de société préconisé par les voileurs de fillettes. Et l’avènement d’une société clivée où les femmes ne seraient que des ombres mais jamais des sujets. Une société non démocratique.

 

Collectif  « Femmes sans voile d’Aubervilliers », Regards de Femmes, Ligue du Droit International des Femmes

Premier-e-s signataires : Saida Douki Dedieu (Professeure émérite de psychiatrie à la faculté de Médecine de Tunis), Michèle Vianès (Présidente de Regards de Femmes), Hager Keray (Psychiatre), Yvette Roudy (ancienne Ministre des droits des femmes), Elisabeth Badinter (philosophe), Djemila Benhabib (essayiste, Montréal), André Gerin (Député -Maire honoraire de Vénissieux), Annie Sugier (Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes), Nadia Benmissi (Femmes sans voile d’Aubervilliers), Nadia Ould Kaci (Femmes sans voile d’Aubervilliers), Laure Caille (Secrétaire générale de Libres MarianneS), Odile Saugues (Députée), Christian Cadiot (Magistrat à la Cour de Cassation), Comité Laïcité République, Nadia el Fani (cinéaste), Gérard Biard (journaliste), Yamina Mathlouti (inspectrice Enfance et jeunesse, lauréate du 1er grand prix des droits de l’enfant de la Fondation Belkhenchir, Tunisie), Sihem Habchi (Ancienne présidente de Ni Putes Ni Soumises, Directrice de centre d’hébergement d’urgence), Linda Weil-Curiel (avocate, Ligue du droit International des femmes), Alain Seksig (Comité Laïcité et République), Fewzi Benhabib (Observatoire de la laïcité de Seine Saint Denis), Daniel Bénichou (Président de Le Chevalier de la Barre), Maudy Piot (Présidente de femmes pour le dire, femmes pour agir), Isabelle Kersimon (journaliste, essayiste), Laurence Marchand-Taillade (Présidente de l’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise), Céline Pina (essayiste, laïque et féministe), Sama Ghenina (Présidente de l’Association femmes et leadership – Tunisie), Françoise Morvan (Coordination Française pour un Lobby Européen des femmes CLEF), Stéphanie Rameau (Présidente du Mouvement Ni putes ni soumises), Nicole Raffin (Regards de Femmes Ile de France), Kety Benhabib (Observatoire de la laïcité de Seine Saint Denis), Association Féminisme et laïcité, Fathy Hachicha (Haut fonctionnaire, Tunisie), Mouldi Amamou (Professeur en médecine, Tunisie), Mourad Ghachem (vice-président de AVEC Association Vigilance et Egalité des chances – Tunisie), Pierre-Yves Ginet (photojournaliste), Moncer Haddad (enseignant en Sciences, Québec), Wafa Daman (journaliste), Jean Dalery (Professeur en médecine), Faiza Majeri (journaliste Tunisie), Aline Chabat (Cheffe d’entreprise, Tunisie), Fathy Kanzari (Industriel, Tunisie), Faouza Charfi (Professeure d’université, essayiste, Tunisie), Béchir Douki (Tunisie), Faiza Knani Mekki (Inspectrice de l’enseignement à la retraite, Tunisie), Salah ben Abdeslem (past governor Lions club, Tunisie), Bahija Dellagi (Médecin-dentiste, Tunisie), Cherif Ferjani (Professeur émérite Université Lyon 2), Houda Hamza (Psychiatre, Tunisie), Hechmi Louzir (Médecin hospitalo-universitaire, Tunisie), Rim Lakhdar (Cardiologue, anti-obscurantisme, citoyenne tunisienne), Mounir Saber (Optométriste, Tunisie), Mongi Ghariani (consultant financier, Tunisie), Mohamed Ridha Kamoun (Professeur médecine, Tunisie), Mokhtar ben Messaoud (Médecin, Tunisie)

Cette pétition sera remise à:

  • Emmanuel Macron
  • Garde des sceaux : Nicole Belloubet
  • Secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes : Marlène Schiappa