Articles récents Mai 68 : sous les pavés, les femmes

Les femmes de 1968, elles étaient le deuxième sexe, enfermées dans une vie triste comme le souligne Geneviève Fraisse. Elles étaient gardées sous clef. Elles n’avaient pas le droit de disposer de leur corps, pas d’accès à l’avortement, la pilule était autorisée depuis l’année précédente, mais à quel prix !

La réforme des universités avec la réforme des logements universitaires du 13 et 14 février 1968 avait déjà allumé le feu de la révolte.

Elles travaillaient mais n’avaient que peu de droits et de protection contre le patriarcat. Les contraintes étaient fortes pour les femmes, du monde prolétaire, jusqu’au monde universitaire.

Elles ont pris la rue comme les hommes, mais elles n’étaient pas au micro.

Les mouvements de libération et les mouvements contre les guerres issues de la colonisation, avec la guerre du Vietnam comme point d’acmé, ont porté d’importantes nouvelles utopies face à un ordre établi sans avenir.

Mai 68, avec ses 10 millions de grévistes, les universités en rébellion, un mouvement international pour une transformation des rapports de force, a initié un nouvel esprit de révolte qui, pour les femmes, ne s’est pas arrêtée, prenant de multiples formes : toutes les formes du féminisme.

Ce combat est toujours d’actualité.

Ce dossier offre des témoignages et des éclairages de 2018 sur ces événements et un regard de femmes sur l’exposition des Archives Nationales, « 68, les archives du pouvoir. » L’ouverture de la majorité des archives des services de l’État a permis de présenter les documents du pouvoir parallèlement aux documents de la contestation.

Anne Zelenski, Genevieve Fraisse, Martine Storti, Catherine Beaunez … offrent des analyses et perspectives pour comprendre comment les femmes qui n’étaient pas à la tribune s’en sont rapprochées quelques années plus tard….

 

Brigitte Marti 50-50 magazine

 

Dessin extrait de l’album-BD de Catherine Beaunez :  » J’avais 15 ans en 68  »