Articles récents Manifestation du 8 septembre: les femmes en marche pour l’écologie

De tous âges et de tous horizons, plusieurs dizaines de milliers de personnes, femmes, hommes, enfants, grand-parents se sont rassemblé.e.s à Paris le 8 septembre, dans le calme et la bonne humeur, pour rappeler au personnel politique que la sauvegarde de la planète n’est pas une option mais une nécessité pour la survie de l’humanité. L’intérêt général et la préservation du vivant doivent l’emporter sur la folie d’une finance mondialisée qui dévore tout ce qu’elle peut s’accaparer en s’appuyant sur de puissants lobbies qui mettent les politiques à leur service. Les femmes principales concerné.e.s, entre autres, par les perturbateurs endocriniens, étaient au premier rang.

Nous avions déjà évoqué l’importance de l’écoféminisme lors de la COP21. Nous avons vu comment les grandes puissances l’ignorent préservant surtout les intérêts des multinationales.

A ceux qui ont écrit ici ou là que seuls «les bobos» manifestaient samedi nous avons envie de répondre que «les bobos» étaient plutôt au forum des Halles (ou ailleurs) en train d’activer leurs pulsions consuméristes. Et à ceux qui pensent que les femmes ne sont pas engagées dans le combat de toutes les espèces  et trouvent que les classes les plus populaires étaient assez insuffisamment représentées, en plus de l’absence des syndicats, nous avons envie de convoquer la pensée de la philosophe Simone Weil dans «la condition ouvrière», quand elle écrivait en 1934 que les conditions de travail de la classe ouvrière, en particulier le travail posté à la chaîne, produisent aliénation et épuisement, une société de destruction.

L’écologie n’est pas un débat d’hommes, le combat des femmes les premières à être vulnérabilisées, doit être rendu visible.

 

 

 

 

Marie-Hélène Le Ny 50-50 magazine