Culture Livres à (re)lire pour l’été

L’Asphyxie, de Violette Leduc

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Couverture du livre "L'Asphyxie", de Violette LeducViolette Leduc, fille naturelle non reconnue d’un bourgeois d’Arras, grandit avec sa mère et son beau-père d’abord à Douai, où elle se fait renvoyer du collège pour avoir eu une liaison avec une surveillante, puis à Paris. Très vite, elle se fait connaître dans le milieu de l’édition, raconte son dangereux avortement dans Ravages et ses souvenirs d’enfance dans L’Asphyxie. Elle est l’amie notamment de Nathalie Sarraute et de Simone de Beauvoir.

Ravages commence par une phrase devenue célèbre : « Ma mère ne m’a jamais tenu la main. »

Gallimard, 1946

Du côté des petites filles, de Elena Gianini Belotti

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Couverture du livre "Du côté des petites filles"Cet essai féministe sur l’éducation est un succès mondial depuis sa parution en 1973.

A partir d’une enquête par observation dans les familles, les crèches et les écoles, l’auteure met en évidence les stéréotypes qui assignent des caractères différents aux garçons et aux filles dès avant la naissance et tout au long de l’éducation.

Ces clichés et des conditionnements se transmettent de manière presque inconsciente à travers les attitudes, les jeux, les jouets et la littérature.

Des femmes, février 1994

Merci les filles (1970-2010) / Tout ce qu’il faut savoir sur le féminisme pour être ravissante et pas idiote, de Virginie Ganne et Juliette Jonne

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Couverture du livre "Merci les filles"Brève histoire du féminisme, à lire dans l’ordre ou dans le désordre, qui mêle des retours en arrière sur le combat des femmes et des clins d’œil sur l’époque, ce livre nous donne plein d’informations sérieuses sans se prendre au sérieux…

« Sans le savoir, en mules ou en talons de 12 centimètres, dans le métro ou au boulot, en solo ou accompagnées, mères ou pas, en ce début du XXIe siècle, nous faisons toutes du féminisme. »

Editions Hors collection, mai 2010

Frapper n’est pas aimer, de Natacha Henry

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Couverture du livre "Frapper n'est pas aimer", de Natacha HenryNatacha Henry est journaliste, elle enseigne l’écriture journalistique et les questions de genre.

Après trois mois d’enquête dans les foyers, les urgences médico-sociales et les tribunaux, elle décrit, à travers de nombreux témoignages, tous les aspects de cette violence dont sont victimes des centaines de milliers de femmes et d’enfants en France.

Elle montre le mouvement perpétuel de la violence conjugale sur des femmes clouées sur place par la peur et la mésestime de soi, et le chemin possible pour s’en sortir.

Ce livre est dédié « aux féministes qui sauvent des vies ».

Denoël, décembre 2010

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Islam, politique, sexe et genre, de Chahla Chafiq

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Couverture du livre "Islam, politique, sexe et genre"Chahla Chafiq, écrivaine et sociologue d’origine iranienne, vit en France depuis 1983.

L’ouvrage est un essai sur l’islamisme qui ne cesse d’interroger notre monde : les questions qu’il pose se cristallisent dans le débat passionné sur le voile qui recoupe les rapports entre l’islam, le politique, le sexe, et le genre.

Il pose les questions de l’islamisme totalitaire à partir de l’expérience de l’Iran où ce projet socio-politique est imposé depuis plus de trente ans.

PUF/Le Monde, mars 2011

Les Monologues du vagin, de Eve Ensler

Couverture du livre "Les Monologues du vagin", de Eve EnslerEve Ensler est une écrivaine féministe américaine.

La pièce a été créée pour la première fois en 1996 ; elle a été jouée en 46 langues, dans plus de 130 pays.

Le texte a été écrit à partir de plus de 200 entretiens avec des femmes qui ont confié leurs sensations, leurs traumatismes, leurs aspirations, leurs angoisses, leurs joies.

« C’est le commencement du voyage.
Voici le lieu de penser à nos vagins, pour apprendre grâce à ceux des autres femmes, pour écouter des histoires et des points de vue, pour répondre à des questions et pour nous en poser.
Voici le lieu pour s’affranchir des mythes, de la honte et de la peur.
Voici le lieu pour s’entraîner à dire le mot parce que, comme chacun sait, c’est le mot qui fait avancer et c’est le mot qui rend libre. VAGIN. »

Denoël et d’ailleurs, 1996