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    Marthe Richard, « l’aventurière des maisons closes »

    70 ans avant le vote de la loi d’abolition de la prostitution, une femme, Marthe Richard, avait défendu avec charisme et détermination la fermeture des maisons closes. La « loi Marthe Richard » de 1946, une des rares lois qui portent le nom de son instigatrice, a changé en profondeur la France et son image à l’étranger. […]

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    Maria Sybilla Merian : la mère de l’écologie

    Yannick Lelardoux est illustrateur-graphiste. Il a réalisé une bande dessinée sur Maria Sybilla Merian, (1647-1717), une artiste-naturaliste née au XVI  qui fit des découvertes considérables, incroyables, remarquables mais resta … méconnue pendant des siècles. L’Allemagne lui rendit enfin hommage à la fin du XX éme siècle, en apposant son portrait sur les derniers billets en Deutsche […]

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    Allodoxia : la déconstruction de discours de naturalisation du genre à prétention scientifique

    Odile Fillod, chercheuse indépendante en études sociales des sciences biomédicales et études de genre, a créé le blog Allodoxia. « Si je doute, je pense et si je pense, je suis » semble-t-elle nous rappeler en remontant les sources primaires des productions d’informations à caractère scientifique sur divers sujets. Féministe anti-essentialiste, elle n’hésite pas à faire du […]

  • Sarah Ourahmoune, championne du monde 2008 de boxe anglaise, au Boxing Beats d'Aubervilliers.

    Sarah Ourahmoune : « la boxe rythme ma vie, mon sommeil, mes journées, mon alimentation, mon planning »

    Sarah Ourahmoune a été huit fois championne de France, trois fois championne de l’Union Européenne, vice-championne d’Europe en 2011 et championne du monde en 2008. Première femme à prendre une licence compétition en France, elle vient de se qualifier pour la finale aux JO de Rio. Elle est directrice de l’entreprise Boxer&Inside et chargée de projet […]

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    Les réactions des féministes pour une libération immédiate de Jacqueline Sauvage

    Pourquoi la justice française continue d’écarter l’application de la légitime défense pour les violences faites aux femmes ? Pouquoi avoir nié la grâce partielle accordée à Jacqueline Sauvage ? Cette femme, qui a subi 47 ans de calvaire et dont les filles ont étaient victimes d’abus sexuels par le même homme, condamnée à 10 ans […]

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    Parler de sexualité avec des jeunes de l’école de la deuxième chance au Planning Familial

    Dix jeunes de l’école de la deuxième chance, âgé-e-s de 18 à 23 ans, ont rendez-vous au centre Hittorf du Planning familial pour participer à une animation sur l’éducation sexuelle. Une fois leur éducateur parti, les six jeunes filles et quatre garçons présent-e-s prennent place au centre d’une grande salle. Au milieu des rires parfois […]

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DOSSIERS

L'égalité filles/garçons, ça commence à la crèche

IMG_7206Depuis la publication en France par les Editions des Femmes , en 1974, du célèbre et encore très actuel Du côté des petites filles, la problématique de son auteure, Elena Gianini Belotti, qualifiait de « conditionnement social de la féminité » a fait son chemin. La différenciation des rôles masculin et féminin et les stéréotypes qui les accompagnent sont reconnus ; dans le vêtement, les jouets et la littérature de jeunesse notamment, la prise de conscience critique et les tentative de rééquilibrage se sont multipliées, sans parvenir à contrecarrer la puissance du marketing « rose-bleu ».

A la maternelle déjà, la question de l’égalité filles/garçons est prise en compte par l’Education nationale bien que les enseignant-e-s soient loin encore d’avoir un référentiel partagé quant à la pédagogie à mettre en place. Mais avant trois ans, au moment de la plus grande plasticité des enfants, comment se fait la socialisation différenciée des petits garçons et des petites filles ? Il faut d’abord reconnaître que l’on ne sait que peu de chose sur ce qui se passe dans les familles, chez les assistantes maternelles et à peine plus dans les lieux d’accueil collectifs. Tout laisse croire qu’il n’y a que dans ces derniers (les crèches) qu’il est possible d’avoir une action volontariste et que, pour le reste, les évolutions devront attendre l’évolution des idées dans la société. L’action publique reste bien limitée puisque 64 % des moins de 3 ans sont gardés par les parents ou grands-parents, 19 % chez des assistantes maternelles agréées, contre 13 % dans des établissements d’accueil du jeune enfant (chiffres DREES 2013)…

Le rapport de l’IGAS (par Brigitte Grésy et Philippe Georges) sur « l’égalité entre les filles et les garçons dans les modes d’accueil de la petite enfance » a recensé en 2012 les travaux sur la question, les expérimentations en cours et formulé des propositions. Quatre ans plus tard, le rapport de Sylviane Giampino remis en mai dernier à la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes et beaucoup plus large dans son objet « le développement global du jeune enfant », revient pour les reprendre à son compte sur les conclusions du rapport « Grésy » et fournir des éléments à Laurence Rossignol pour le « plan métiers » qu’elle annonce.

Constatant que la formation à la construction des identités sexuées est très rare chez les professionnel-le-s, en particulier chez les auxiliaires de puériculture et assistant-e-s maternel-le-s, les principales propositions consistent à développer la mixité des personnel-le-s de la petite enfance, au besoin par des mesures positives et à intégrer la socialisation différenciée des jeunes enfants en fonction du sexe dans les formations initiale et continue de ces professionnel-le-s.

Mais quels contenus et quelles recommandations pour les interactions entre enfants et personnel-le-s de l’accueil ? En pratique, comment nommer les différences anatomiques, comment orienter les comportements dans les relations entre filles et garçons, et avec les adultes ? Faut-il favoriser une attitude indifférenciée par principe, quitte à reproduire les schémas dominants, ou au contraire tenir compte au départ des différences sexuées pour mieux guider vers l’égalité ? De multiples questions restent ouvertes et placées sous une double orientation : celles des tendances cognitivistes d’une part, psychanalytiques d’autre part. Au-delà de ces questions théoriques qui ne sont pas nouvelles, il reste un foisonnement de pratiques dont ce dossier veut rendre compte.

50-50 magazine 

Dossier réalisé en collaboration avec le Centre de documentation du Planning Familial