• Message d’espoir pour une société de l’égalité et de la liberté

    Si je m’adresse à vous, c’est parce que je suis profondément inquiète. Décider de dissoudre l’Assemblée Nationale alors que l’extrême-droite est plus forte que jamais, c’est risquer de voir ses idées accéder au pouvoir, et ce, dans moins d’un mois. La Fondation des Femmes agit en France chaque jour aux côtés de centaines d’associations qui […]

  • Amel Hadjadj : « Il y a un déni autour de la condition des femmes en Algérie »

    Le 25 novembre dernier, en Algérie est sortie une tribune cosignée par une partie de la société civile qui était adressée aux autorités. Elle revendiquait l’implication des associations de défense des droits des femmes dans la mise en œuvre des recommandations, acceptées lors de l’examen périodique universel, relatives à la promotion des droits des femmes […]

  • La mexicaine Isabella Esquivel Ventura : « Le patriarcat nous fait toujours revenir au jugement des femmes »

     La mexicaine Isabella Esquivel Ventura est militante féministe, conférencière, enseignante, éditorialiste et diplômée de l’ENA et l’INSP en France. Au Mexique plus qu’ailleurs, la violence contre les femmes est quotidienne. Le pays détient en effet le triste record du monde de féminicides avec 11 femmes victimes de ce fléau chaque jour. Mais malgré la peur, […]

  • Docteure Eliane Galiba : « une fois le clitoris coupé, les hommes pensent que leur épouse n’ira pas les tromper »

    On estime à 200 millions de femmes excisées dans le monde au nom de l’islam et de coutumes ancestrales. Ces mutilées du patriarcat vivent en Indonésie, en Egypte, au Soudan, en Guinée, en Iraq, au Yémen… Certaines en meurent, d’autres pâtissent d’infections à répétition ou ont des rapports sexuels extrêmement douloureux. Ces pratiques mortifères ne […]

  • Chronique femmes du monde : Européennes !

    A la veille des élections européennes du 9 juin 2024, un petit tour de l’Union Européenne (UE) s’impose pour observer les droits des femmes dans cet espace de l’Europe et les enjeux de ce vote, dans le contexte de « brutalisation du monde » qu’on constate un peu plus chaque jour. L’Union européenne, c’est 27 Etats membres […]

  • Rachel Keke: « Après notre victoire, je me suis dit je vais m’inscrire à la France Insoumise »

    Rachel Keke fut femme de ménage et gouvernante pendant de nombreuses années avant d’être élue députée (LFI ) du Val de Marne en 2022. Porte-parole des femmes de ménage des hôtels Ibis en 2022, elle mena une grève qui dura 22 mois afin, entre autres, que leurs heures supplémentaires soient payées. Rachel Keke est une […]

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DOSSIERS

L’Algérie au féminin

Société civile, lois en vigueur, culture et mœurs, où en sont les droits des femmes en Algérie ? Retour sur la situation non pas vu du ciel, mais à hauteur d’Homme, et plus exactement à hauteur de Femme. Historiquement, le périple des Algériennes a été rude. Quand en 1962, l’Algérie fut libérée de la colonisation française, plus de 90% des Algériennes étaient analphabètes en raison du manque d’accès des élèves Algérien·nes. aux établissements scolaires. Quant au droit de vote, acquis pour les Françaises en 1944, il ne sera octroyé en Algérie qu’en 1958 après pression de la part du Conseil économique et social de l’ONU dès 1953. Durant la guerre d’Algérie, on compte nombre de résistantes devenues des figures de la révolution mais aucune d’entre elles n’a été nommée à un poste à responsabilité politique ou militaire. Le Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) ne comptait que des hommes. En 1984, le Code de la Famille surnommé par les féministes algériennes “le Code de l’Infamie” prend forme et inscrit dans la loi des inégalités entre les femmes, et les hommes. Ainsi, répudiation, polygamie, inégalité successorale, minorité à vie sont le lot quotidien des femmes en Algérie. Vers la fin des années 80, un courant islamiste frappe l’Algérie après une crise économique et en 1992 commence une guerre civile entre l’État et le Groupe Islamiste Armé (GIA). Cette période est également appelée “La décennie noire”. Cette guerre, comme souvent, a pris le corps des femmes comme champ de bataille. Les femmes étaient contraintes à se voiler et se faisaient assassiner si elles opposaient une quelconque résistance, et parfois même sans aucune raison apparente. Malgré un climat insécure, la lutte des droits des femmes est restée une priorité pour des militantes et des avocates qui ont contribué à la protection des droits des femmes jusqu’à obtenir en 2015 une législation qui inscrit dans la loi plusieurs articles qui condamnent spécifiquement les violences faites aux femmes. En 2019, pendant le Hirak, une révolution populaire, la question des droits des femmes et de l’abrogation des articles discriminants dans le code de la famille a également rassemblé bon nombre de militantes mais n’a pas eu l’écho escompté auprès du peuple. La lutte pour la protection des droits des femmes en Algérie continue jusqu’à aujourd’hui.

Sonia Gassemi 50-50 Magazine