• Victoire pour le collectif Ensemble contre le Sexisme La journée du 25 janvier est déclarée « Journée nationale contre le sexisme »

    Le collectif Ensemble Contre le Sexisme (ECLS) est constitué d’associations, d’instances en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes, de réseaux de femmes et d’hommes d’entreprises engagé.e.s pour la mixité, la défense de l’égalité professionnelle et des droits des femmes, toutes et tous mobilisé.e.s pour lutter contre le sexisme sous toutes ses formes […]

  • olympes de gouges

    AUX GRANDES FEMMES, LA PATRIE RECONNAISSANTE !

    Elles ne sont que 6 femmes sur 81 à être entrées au Panthéon. Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante ! Mais où sont les femmes ? Et pourtant elles sont nombreuses à avoir contribué à la grandeur de la France. Elles sont inventrices, scientifiques, artistes, résistantes, politiques, philosophes, religieuses, autrices, juges, économistes… Depuis 1989, l’Élysée […]

  • La constitutionalisation de l’IVG ?

    Mardi 17 janvier était organisé à la Confédération du Planning Familial de Paris une conférence de presse sur la constitutionalisation de l’IVG. A quelques jours seulement du vote du projet de loi au Sénat, les invitées, dont Anne-Cécile Mailfert, Chantal Birman, Enora Malagré, Céline Thiebault-Martinez et Julie Gayet, ont rappelé les enjeux derrière la sécurisation […]

  • Aicha Haccoun est infirmière au service d’endocrinologie de l’Hôpital Saint-Antoine dans le 12ème arrondissement de Paris.

    Aicha Haccoun : « Etant donné que l’hôpital a des difficultés à recruter, il fait appel à une start-up »

    Aicha Haccoun est infirmière au service d’endocrinologie de l’Hôpital Saint-Antoine dans le 12ème arrondissement de Paris. Elle exerce ce métier depuis près de quarante ans et constate la dégradation des conditions de travail au fil du temps. Elle occupe également le poste de secrétaire CGT médecins, ingénieur·es, cadres, technicien·ne. Ce rôle lui permet de lutter […]

  • Le HCE en campagne contre le sexisme

    À l’occasion de son 10ème anniversaire et de la journée nationale de lutte contre le sexisme, le Haut Conseil à l’Egalité publie son 5ème rapport annuel sur l’état du sexisme en France et lance une grande campagne de sensibilisation. Le sexisme ne recule pas en France. Au contraire, il perdure et ses manifestations les plus […]

  • Edwige-Renée Dro : « Notre mission première est de déterrer et d’amplifier les contributions des autrices africaines et noires »

    Edwige-Renée Dro est autrice depuis 2012 et traductrice littéraire depuis 2014. En 2020, elle a fondé 1949 : la bibliothèque des écritures féminines d’Afrique et du monde noir. 1949 c’est la référence à la manifestation d’août 1949 qui a conduit les femmes de la ville de Grand Bassam en Côte d’Ivoire à marcher contre l’administration […]

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DOSSIERS

Cybersexisme : quand les femmes prennent trop de place sur Internet

Ce n’est un secret pour personne : la rue appartient aux hommes. Les femmes le savent et ont conscience que l’espace public peut représenter un danger pour elles. Il se manifeste de différentes manières : harcèlement, incivilités et agressions. Avec l’avènement d’Internet, on aurait pu croire qu’elles auraient enfin des lieux où socialiser en toute sécurité. Ce n’est pas le cas. 

Les femmes qui veulent exister dans la sphère publique subissent souvent du sexisme. Elles sont moquées, objectifiées, harcelées, insultées, ignorées ou agressées, quel que soit le contexte. Que ce soit dans le “ réel ” ou en ligne. En ligne, on parle alors de cyber sexisme. Cela peut se traduire par différentes formes de discrimination fondées sur le sexe de l’utilisatrice lorsqu’il est connu. Le cybersexisme, dans ses formes les plus évidentes du moins, est illégal et puni par la loi. Lorsqu’il s’agit de cyberharcèlement, ce sont deux ans de prison et 30 000€ d’amende, cette peine peut monter à trois ans de prison et 45 000€ d’amende s’il s’agit de cyberharcèlement en groupe comme c’est le cas lors des raids. Le partage de contenus sexuels sans le consentement de la personne en question est, quant à lui, punissable de 2 ans de prison et 60 000€ d’amende.

Des plateformes comme Tik Tok, Twitter, LinkedIn et Twitch prennent de plus en plus d’ampleur. Il faut que les femmes y trouvent leur place. Les  » nouveaux «  réseaux sociaux connaissent une croissance sans précédent. Tik Tok, le réseau social centré sur les contenus vidéos, compte 1.2 milliards d’utilisatrices/utilisateurs mensuels. Le cybersexisme s’y manifeste principalement par l’objectification des corps des femmes et le cyberharcèlement. Beaucoup de jeunes filles sont aussi souvent en proie à des comportements de grooming (sollicitation d’enfants à des fins sexuelles).

LinkedIn est le réseau social des professionnel·les. Bien que les publics y soient plus polis et sérieux qu’ailleurs, le cybersexisme y est tout de même présent dans des formes plus discrètes. Il peut par exemple s’agir de mansplaining. Lucile Peytavin en parlera.

Le réseau social perçu comme étant celui de la liberté d’expression par excellence est Twitter. La plateforme est tristement connue pour ses débordements en matière de cyberharcèlement. Les posts ont un nombre de caractère maximal et ne sont donc peu propices à l’argumentation. Les raids y sont monnaie courante et de nombreux appels à la violence et menaces y sont lancés. Typhaine D est victime de toutes ces violences depuis des semaines. Elle témoigne sur son quotidien en tant qu’ennemie publique des masculinistes.

Twitch est une plateforme qui permet de suivre des streameuses/streamers qui se filment en direct. Les spectatrices/spectateurs peuvent interagir directement avec elle/eux grâce à un chat textuel. Les contenus les plus répandus sont le gaming (jeux vidéos) et le “just chatting” (discussions). C’est un milieu considéré comme étant très masculin où les femmes ont parfois du mal à se faire une place. Notamment quand elles sont streameuses en jeux vidéo comme nous allons le voir.

Eva Mordacq 50-50 Magazine