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  • Féministes, universalistes et progressistes  

    Pour des raisons stratégiques que nous ne partageons pas, une partie des progressistes ont abandonné des valeurs comme l’universalisme des droits, l’égalité des sexes ou la laïcité, et défendent des intérêts sectoriels et communautaires. L’extrême droite s’est emparée de ces valeurs qu’elle a dévoyées à des fins réactionnaires et racistes. Pourtant, plus que jamais, ces […]

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    « Holà Emilie, como estas? » m’interpelle Paola. Je suis assise dans une boulangerie, en train de petit-déjeuner à Chinchina. « Des têtes blanches comme la tienne, il n’y en a pas à tous les coins de rue ici, facile de savoir que c’était toi ». Nous rigolons et nous faisons la bise (une seule […]

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DOSSIERS

L’Algérie au féminin

Société civile, lois en vigueur, culture et mœurs, où en sont les droits des femmes en Algérie ? Retour sur la situation non pas vu du ciel, mais à hauteur d’Homme, et plus exactement à hauteur de Femme. Historiquement, le périple des Algériennes a été rude. Quand en 1962, l’Algérie fut libérée de la colonisation française, plus de 90% des Algériennes étaient analphabètes en raison du manque d’accès des élèves Algérien·nes. aux établissements scolaires. Quant au droit de vote, acquis pour les Françaises en 1944, il ne sera octroyé en Algérie qu’en 1958 après pression de la part du Conseil économique et social de l’ONU dès 1953. Durant la guerre d’Algérie, on compte nombre de résistantes devenues des figures de la révolution mais aucune d’entre elles n’a été nommée à un poste à responsabilité politique ou militaire. Le Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) ne comptait que des hommes. En 1984, le Code de la Famille surnommé par les féministes algériennes “le Code de l’Infamie” prend forme et inscrit dans la loi des inégalités entre les femmes, et les hommes. Ainsi, répudiation, polygamie, inégalité successorale, minorité à vie sont le lot quotidien des femmes en Algérie. Vers la fin des années 80, un courant islamiste frappe l’Algérie après une crise économique et en 1992 commence une guerre civile entre l’État et le Groupe Islamiste Armé (GIA). Cette période est également appelée “La décennie noire”. Cette guerre, comme souvent, a pris le corps des femmes comme champ de bataille. Les femmes étaient contraintes à se voiler et se faisaient assassiner si elles opposaient une quelconque résistance, et parfois même sans aucune raison apparente. Malgré un climat insécure, la lutte des droits des femmes est restée une priorité pour des militantes et des avocates qui ont contribué à la protection des droits des femmes jusqu’à obtenir en 2015 une législation qui inscrit dans la loi plusieurs articles qui condamnent spécifiquement les violences faites aux femmes. En 2019, pendant le Hirak, une révolution populaire, la question des droits des femmes et de l’abrogation des articles discriminants dans le code de la famille a également rassemblé bon nombre de militantes mais n’a pas eu l’écho escompté auprès du peuple. La lutte pour la protection des droits des femmes en Algérie continue jusqu’à aujourd’hui.

Sonia Gassemi 50-50 Magazine