Qui sommes-nous ?

PRÉSENTATION DE 50/50 MAGAZINE

Année après année le constat est le même, l’invisibilité des femmes dans les médias perdure. Et même si il y a eu quelques avancées, les médias continuent d’ignorer superbement ce qui intéresse et concerne la moitié de l’humanité.

Les médias sont un frein et non un vecteur de l’émancipation des femmes, ils ne rendent compte ni de leurs luttes, ni de leurs centres d’intérêt, ni de leurs victoires, en un mot ils ne rendent pas compte de leurs réalités.

La presse vit une crise profonde. Le pourcentage de Français lisant un quotidien national ou régional baisse tous les ans et ce sont les femmes qui les lisent de moins en moins. Sachant que les femmes lisent plus de livres que les hommes, comment comprendre que les directeurs de publication, les rédacteurs en chef ne se posent pas la question de la désaffection de leur lectorat féminin ?

Il n’existe aujourd’hui, que ce soit sur papier, ou sur Internet, en France ou ailleurs, que très peu de médias qui traitent de façon approfondie des questions concernant les femmes et le genre.

50/50 magazine est un site d’informations original, qui offre réflexions, analyses, débats sur nombre de questions touchant à l’égalité des droits, et à la réalité de l’égalité, entre les femmes et les hommes.

50/50 magazine est un média ouvert, participatif auquel contribuent non seulement des journalistes mais aussi des expert-e-s, des chercheuses et chercheurs, des responsables d’associations, des syndicalistes.

D’autres regards

50/50 magazine propose trois points de vue trop souvent ignorés sur la construction de l’égalité entre les femmes et les hommes.

– Des focus sur les femmes, et les hommes d’ailleurs, d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, d’Europe. Les réalités sont différentes d’un continent, d’un pays à un autre mais toutes se rejoignent pour écrire l’histoire de l’égalité. 50/50 magazine s’intéresse à ces autres mondes.

– Une autre approche des femmes que celle de la victimisation. Ici et ailleurs, des femmes seules ou collectivement construisent, innovent, inventent, imaginent, expérimentent. 50/50 magazine parle de leurs initiatives, de leurs créations, de leurs victoires petites et grandes.

– Le point de vue des hommes. Certains se disent féministes, d’autres pro-féministes, d’autres encore hésitent, mais se sentent concernés50/50 magazine souhaite faire connaître le regard des hommes sur l’égalité des genres, les interroger sur leurs vécus, leurs positions, leurs interrogations, leurs implications. N’allons nous pas construire un nouveau projet sociétal ensemble ?

50/50 magazine donnera la parole aux exper-t-es des questions femmes et de genre dans les secteurs politique, économique, culturel, social, philosophie, sportif … Celles et ceux que l’on n’entend, ne lit, ne voit que si rarement dans l’ensemble des médias ont toute leur place sur 50/50 magazine.

Des alternatives citoyennes, économiques, écologiques, sociales … se développent au Nord comme au Sud prenant de multiples formes, créant de nouvelles formes de société. 50/50 magazine suit le rôle que les femmes y jouent.

50/50 magazine ira chercher des angles inédits aux infos développés par les autres médias ou des infos que les autres médias ont tendance à oublier.

L’équipe de 50/50 fait le pari de votre intérêt pour ce nouveau site d’infos.

Nous avons besoin de votre soutien pour participer à la construction d’une société plus égalitaire. Faites connaître le site dans vos réseaux, auprès de vos ami.es, vos mères, vos frères, vos compagnons, vos compagnes…

Nous vous en remercions sincèrement par avance.

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LES  CHIFFRES DE L’INVISIBILITÉ DES FEMMES DANS LES MEDIAS

Selon l’enquête mondiale sur les médias (Global Médias Monitoring Project), coordonnée en 2015 par la chercheuse Marlène Coulomb-Gully, en France, seulement 24,1 % des sujets traitent des femmes. On note un recul par rapport à l’étude de 2009 qui comptait 28,3%. Pour ce qui est des journalistes, seulement 37% des nouvelles traitées dans les journaux, à la télévision et à la radio sont rapportées par des femmes. L’étude révèle aussi que les hommes forment 83% des expert-e-s, 78% des sujets et 70% des porte-paroles. Lorsqu’elles sont présentes dans les médias, les femmes sont davantage citées comme témoins, mères, épouses de ou citoyennes anonymes que comme expertes. Les femmes sont considérées comme plus vidéo-géniques avant 50 ans, ce qui n’est pas le cas pour les hommes.

Faut-il rappeler que le 10 octobre 2010 un «Acte d’engagement pour une démarche d’autorégulation visant à améliorer l’image des femmes dans les médias» était signé par Michèle Reiser, présidente de la commission sur l’image des femmes dans les médias et Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille et 61 médias ! Cet Acte engageait les représentants des médias à « favoriser l’intervention, dans leurs émissions ou articles, de femmes expertes, à l’aide des moyens de leur choix. Dans cette perspective, ils s’engageaient également à participer à la constitution d’un « réseau d’expertes » et à sensibiliser leurs rédactions et responsables éditoriaux en ce sens».

D’après les chiffres du rapport Reiser /Grésy de la commission sur l’image des femmes dans les médias de 2011 «sur les expertes », leur taux de présence a chuté, par rapport à l’enquête GMPP de 2009, il n’est plus qu’à 18% avec un minimum de 15% dans la presse ( 8% pour Le Figaro Magazine et 36 % pour Marianne), 18% à la télévision et 23% à la radio.

Au cours des 22 émissions du mois de janvier 2012 , dans l’émission « C dans l’air » de France 5, seules 5,45 % de femmes ont été invitées. Notons qu’aujourd’hui l’émission invite près de 30 % de femmes !

246 invités dont 40 femmes soit 16,26 % dans la matinale de France Inter de février 2013 à février 2014 dont des femmes ministres, parfois invitées deux fois.

Une étude sur « la présence des femmes dans les éditions d’information dans l’ensemble des médias » réalisée au 1er trimestre 2013 par le CSA montre que la part des femmes intervenant dans les éditions d’information est inférieure à 20%. Si on prend uniquement la radio on arrive même à moins de 17%. Cette étude montre également que la médiatisation des personnalités féminines est très faible sur les chaînes généralistes, elles ne sont que 18% a être présentes et quasiment « absentes » d’un grand nombre de radios. Les femmes politiques sont pratiquement les seules à bénéficier d’une relative médiatisation à la télévision et à la radio.

Une autre étude du CSA sur «le temps de parole pour les femmes dans les magazines de plateau » a été effectuée entre le 18 mars et le 31 mars 2013. Parmi les enseignements de cette enquête : le temps de parole des femmes (quel que soit leur rôle à l’antenne) ne représente que 30% du temps de parole total. Les femmes ont tendance à garder la parole moins longtemps que les hommes. Leur parole est beaucoup plus émiettée que celle des hommes: les femmes auraient ainsi moins de temps pour développer leurs propos et s’affirmer sur un plateau. Elles représentent aussi la majorité des intervenants dont le domaine d’activité n’est pas précisé.

En 2013, les événements sportifs féminins n’ont représenté que 7% de la couverture médiatique sportive.

Aujourd’hui 27% des directrices de rédaction, 32,5% des rédactrices en chef, 37,2% des cheffes de service sont des femmes.

Sur 13 postes à décisions éditoriales à France télévision, il y a 1 femme.

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L’EQUIPE DE 50/50 magazine

Caroline Flepp :  Fondatrice.  Rédactrice en chef. Fondatrice du site Egalité infos. Membre de la commission genre de Coordination Sud de 2006 à 2008. Créatrice et directrice d’une ONG de solidarité avec les pays d’Europe Centrale et Orientale spécialisée sur les droits des femmes, Est à venir. Créatrice et gérante de Boulevard du film, société de production de films documentaires sur les droits humains.

Journalistes

Augustin Flepp: Journaliste, réalisateur.

Philippe Merlant: Journaliste à La Vie, France Inter, Libération, Autrement, L’Entreprise, Transversales Science Culture. Créateur du site Internet Place Publique. Dans ce cadre a développé une réflexion et des outils sur le journalisme « participatif » et « citoyen ». Coordinateur de Reporter citoyen, expérience de formation des jeunes de quartiers au journalisme multimédia. Co-auteur de Médias: la faillite d’un contre-pouvoir, (Fayard, 2009). Chargé de cours à l’EMI-CFD.

Journaliste- Réalisatrice

Josiane Szymanski: Grand reporter, journaliste reporter d’images depuis 1984, à France 3, la 5 privatisée (de 1987 à 1992), France 2, l’INA et diverses productions. A été l’une des premières femmes à exercer ce métier. Co-réalisatrice du documentaire de France 3 « Encore elles! » (2010) et de deux Magazines de 13 mn sur l’histoire du MLF et les luttes actuelles. Dans les années 70 participe au mouvement des femmes et divers collectifs, dont l’Agenda des femmes des Griffonnes avec qui elle tourne en super 8 sonore une des rares archives sur cette période : « Mais qu’est-ce qu’elles font! » 25 mn (Self Help, Les trois F, librairie Carabosses ) et « Et l’essence vous y avez pensé? » 20 mn sur un stage de mécanique auto pour les femmes (1982). Membre de l’association Inform’elles, qui organisait des stages de vidéo pour les femmes.

Collaboratrices et collaborateurs

Mailys Ardit : Diplômée d’un Master 2 de droit international et européen, ancienne élève Erasmus de l’Université de Southampton, stagiaire au sein du Bureau Régional d’ONU Femmes pour l’Asie et le Pacifique, sur les violences faites aux femmes, situé à Bangkok.

Joachim Cairaschi : Actuellement en formation pour devenir régisseur son dans le milieu du spectacle. Également musicien, compositeur et monteur vidéo amateur.

Juliette Cairaschi :  Titulaire de la Licence Lettres Édition Médias Audiovisuel et actuellement en Master professinel : Métiers de l’Audiovisuel, option Cinéma à la Sorbonne. S’oriente vers la réalisation et le montage de documentaires et de fictions.

Manon Choaler : Étudiante en Master 2 affaires publiques à l’Université Paris-Dauphine, diplômée d’un master 2 enseignement espagnol, ancienne stagiaire chargée de mission Égalité femmes-hommes à la ville de Cergy.

Pierre Colin-Thibert :  Après divers métiers (imprimeur en taille-douce et illustrateur de presse, entre autres) écrit des pièces radiophoniques. Premiers pas à la télévision en 1981 dans l’émission « Merci Bernard » de Jean-Michel Ribes  Ont suivi de nombreux épisodes de séries, dessins animés, téléfilms. A partir de 2000, écriture de romans, nouvelles, scénarios, BD et pièces de théâtre.

Claudia Delahaye: illustratrice et réalisatrice de film de communication. Met ses compétences de dessinatrice au service des causes qui la touchent : l’éducation non violente, l’égalité des droits, la solidarité et l’écologie.

Chrystel Grosso: Documentaliste et archiviste. Responsable du centre de documentation du Planning Familial à Paris. Membre du conseil d’administration de l’ACEPPRIF (Association des collectifs enfants, parents, professionnel-le-s de la région Ile de France).

Marie-Hélène Le Ny: artiste.

Charlotte Mongibeaux : Diplômée en sociologie politique, spécialisée sur les relations internationales et le Moyen-Orient à Sciences Po Grenoble. Assistante coordinatrice de projets humanitaires en Turquie et au Liban. Engagée dans des associations de défense des droits des femmes et des droits humains. Réalisatrice amateure.

Emilie Porée :  Etudiante à l’I.A.E Lyon en Commerce Extérieur. Créatrice du projet « Look at Her ! » : portraits de femmes en Asie du sud-est sous forme de photos et articles (2017). Organisatrice du premier Festival des Droits de l’Homme à Caen (2016).

Danièle Soubeyrand :  Agrégée de géographie (1977). Master 2 EGALITES ( Etude de Genre Analyses Lectures Interdisciplinaires pour Tisser l’Egalité dans la Société (2015). Ancienne élue municipale et régionale. Engagements dans des associations de Solidarité internationale et féministes.

Annie Sugier: Physicienne et chimiste, a fait toute sa carrière dans la sûreté nucléaire. A participé aux combats des années 70 du MLF. A ouvert le premier refuge pour femmes battues, à Clichy. Co-créatrice, avec Simone de Beauvoir, de la Ligue du Droit International des Femmes pour lutter contre le relativisme culturel et les violences contre les femmes sous des prétextes religieux et traditionnels (combat contre l’excision, enfants franco-algériens enlevés en cas de divorce, ségrégations et discrimination aux JO, violences sexistes dans les cités …) Autrice, sous le pseudo Annie de Pisan avec Anne Zelensky d’Histoires du MLF et de Maternité esclave.  Son plus récent livre: Femmes voilées aux JO.

Monique Vézinet: A travaillé principalement dans la communication écrite (édition). Anime aujourd’hui le journal électronique ReSPUBLICA. Militante de l’Union des Familles Laïques.

Anne-Marie Viossat: Co-présidente du Conseil d’Orientation de l’Institut Emilie du Châtelet, activiste barbue et militante féministe au Mouvement du Nid (94).

Collaboratrices et collaborateurs à l’international

AMÉRIQUE LATINE

Brésil: Rachel Moreno. Présidente et fondatrice de l’Observatoire de la femme, revue et radio de femmes.

AMÉRIQUE DU NORD

USA : Brigitte Marti.  A travaillé sur les questions de santé et reproduction et incarcération aux Etats Unis et en Europe. Ecrit pour la revue internet “Women In and Beyond the Global” liée au département de “Women’s Studies” de George Washington University . A participé aux débats sur les reformes du système de santé pour le compte d’une organisation soutenant le “single payer” (système public de santé) aux Etats Unis. Membre du bureau du “Center for Transnational Women’s Issues”.

EUROPE

Albanie: Briseïda Mema. Correspondante AFP à Tirana, fondatrice de l’Association albanaise des femmes journalistes.

Pologne: Nina Sankari. Membre de Féministes pour une autre Europe.