Politique Lors de sa visite en France, Jacob Zuma a rendu hommage à Dulcie September

En 1981, la gauche nouvellement élue accueillait pour la première fois en France des représentants de l’African National Congres (ANC) et de la South West African People Organisation (Swapo) (*). Dulcie September était la deuxième personne à représenter le parti de Nelson Mandela en France.
Le 29 mars 1988 elle était assassinée dans son bureau du 10e arrondissement de Paris de cinq balles dans la tête. Son assassinat reste impuni jusqu’à aujourd’hui.

Durant son séjour en France, Dulcie September résidait à Arcueil, en région parisienne, et la ville s’en souvient.

Hier, le maire d’Arcueil, Daniel Breuiller, recevait au collège Dulcie-September Jacob Zuma, président d’Afrique du Sud en visite d’Etat en France. Après Nelson Mandela, qui s’était également rendu à Arcueil en 1996 pour honorer la mémoire de Dulcie September, le président Zuma, rendait hommage à « une héroïne sud-africaine ». Emprisonnée pendant 5 ans et torturée dans les geôles sud-africaines, elle avait vécu le pire. Il a salué «une femme qui défendait des valeurs antiracistes et antisexistes » et a rappelé qu’en 2009, l’Afrique du Sud lui avait attribué, à titre posthume, l’ordre national de Mendi pour bravoure.

Hier une chorale de collégiennes et collégiens a chanté l’hymne national sud-africain Nkosi Sikelel’ iAfrika (Dieu sauve l’Afrique) devant un immense portrait de cette figure de la lutte anti-apartheid.

Le collège Dulcie-September organise en partenariat avec le gouvernement et l’ambassade d’Afrique du Sud, des trophées qui portent son nom et récompensent des initiatives d’élèves qui œuvrent pour la défense des valeurs de justice, de solidarité et de lutte contre toutes les discriminations, celles qui ont tué Dulcie.

Caroline Flepp – EGALITE

(*) Mouvement de libération namibien. On l’oublie souvent, mais la Namibie a également vécu sous le régime de l’apartheid.