Brèves Nike: il est temps de miser sur les femmes

La coupe du monde féminine de football est une opportunité majeure pour la marque Nike, qui investit massivement dans l’équipement des joueuses professionnelles. Sur les 24 équipes de la compétition, 14 sont sponsorisées par la marque. Cet investissement relève du modèle économique expliqué en 2018 par le collectif Éthique sur l’étiquette dans son rapport «Anti-jeu. Les sponsors laissent (encore) les travailleurs sur la touche.» Le rapport montre comment Nike (talonné par Adidas) poursuit essentiellement l’accroissement de la valeur immatérielle de sa marque, en investissant de manière prioritaire dans le sponsoring et le marketing. Les coûts de main-d’œuvre sont ainsi fixés en dernier ressort. Résultat, dans les chaînes de fabrication, principalement en Asie, les travailleurs/travailleuses touchent des salaires en deçà du minimum nécessaire pour vivre dignement. Sur un maillot vendu 90€, les travailleuses/travailleurs touchent moins de 1€, et que la marque empoche de 18€ de bénéfice net.

Éthique sur l’étiquette a lancé une campagne «Anti-jeu» pour demander à Nike et aux autres grands équipementiers sportifs d’adopter de nouvelles pratiques, garantissant un salaire vital aux ouvrières/ouvriers. Le collectif estime que seule une régulation contraignante au niveau international, comme le traité onusien «Multinationales et droits humains» actuellement en négociation, sera apte à faire respecter les droits fondamentaux des travailleuses/travailleurs.

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