Média \ Podcast Popol : Dérive autoritaire du gouvernement et violences faites aux femmes

Popol, le podcast politique qui donne la parole aux femmes. Ce podcast est animé par Léa Chamboncel. Pour l’épisode 5 : “Dérive autoritaire du gouvernement et violences faites aux femmes”, les intervenantes sont Emilie Cariou, Marine Creuzet et Auriane Dupuy

Dans la première moitié du podcast, les intervenantes ont exposé leurs inquiétudes vis-à-vis de la dérive autoritaire du gouvernement. Leur constat : depuis le COVID, il y a eu une dégradation des droits, aussi bien sociaux, que fondamentaux, et ce, projet de loi par projet de loi. 

Dans la deuxième moitié du podcast (30’35), il est question des droits des femmes, présentés comme la grande cause du quinquennat. Qu’en est-il réellement un an après le Grenelle contre les violences conjugales ? Marine Creuzet a déploré la prise de parole du Président de la République à l’occasion du 25 novembre, la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. En effet, le Président a diffusé sur son twitter une vidéo qui exhorte les femmes à parler. Cette rhétorique problématique : les femmes parlent depuis des années, le problème c’est qu’on ne les écoute pas. En plus d’un manque de moyens pour les associations de terrain, il y a un manque de formation et d’éducation dès le plus jeune âge. 

Emilie Cariou, quant à elle, dénonce le prisme unique à travers lequel sont pensées les politiques publiques en ce qui concerne les droits des femmes. Ce prisme, c’est celui des violences faites aux femmes. Elle déplore le fait qu’on ne se pose pas la question de la place des femmes dans notre société patriarcale, que ce soit au travail, aux postes de pouvoir, dans les familles, etc. Il faut lutter contre les conditions qui créent les violences. On ne s’attèle pas non plus à rééquilibrer les femmes aux postes de pouvoir. Tous les chefs de partis sont des hommes. Dans le monde du travail, les femmes sont des éternelles n°2. Les hommes ne veulent pas lâcher le pouvoir. Enfin, Auriane Dupuy rejoint cette idée et donne le mot de la fin en expliquant que s’attaquer à la partie émergée de l’iceberg ne permettra pas de mettre fin aux violences. Il est nécessaire d’adopter une vision systémique.

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