Articles récents \ Culture \ Cinéma Le Festival Femmes en résistance à la morosité

La douzième édition du Festival Femmes en résistance se déroulera les 27 et 28 septembre prochain sous le signe de l’énergie, de la joie et aussi de l’humour.
Sandrine Goldschmidt, une des organisatrices du festival a voulu résolument prendre ses distances avec la morosité . « Effectivement » explique t’elle « il y a de nombreuses raisons aujourd’hui d’être pessimistes, mais aussi quantités d’initiatives de femmes qui doivent nous réjouir, qui demandent à être montrées ».
La situation politique en France, les guerres et atrocités en Irak, Palestine, Ukraine et ailleurs pourraient inciter à la déprime. Surtout lorsque l’on sait qu’à l’occasion de ces différents conflits, ce sont les femmes qui très souvent sont en première ligne pour subir les pires violences.
Sandrine Goldschmidt est particulièrement critique de ce monde médiatique qui ne s’intéresse aux femmes qu’à la marge et ne relate que fort peu les initiatives, les projets qui font avancer le monde : « le conformisme des médias est la règle ». Et pourtant ces projets, ces initiatives sont légion, ce sont elles qu’on pourra voir au festival !
Femme engagée, elle insiste sur l’aspect énergique, parfois festif que peuvent avoir les combats des femmes. « On a besoin d’énergie pour entrer en résistance et nous l’avons. Il faut essayer de montrer que derrière les horreurs vécues, il peut y avoir une autre façon de présenter la réalité » Et elle prend deux exemples de films présentés au cours du Festival. Les Nounous , qui est l’histoire de femmes immigrées, exploitées, maltraitées et qui réussissent, malgré tout, à s’organiser, se syndiquer. Autre exemple La langue de Zahra , dans lequel la réalisatrice raconte le parcours d’une femme qui a dû suivre son mari en exil mais qui écrit et récite de forts beaux poèmes, une femme d’exception qui aurait pu passer inaperçue.
Des films qui donnent de l’énergie 
Les films viennent d’Espagne, du Pakistan, du Cambodge, de Colombie….
On pourra voir ce film de deux pakistanaises qui ont réalisé un micro-trottoir sur le sexisme et en ont fait un documentaire plein d’humour.
Dans Blague à part, la réalisatrice a tendu son micro à des Palestinien-ne-s, non pour les interroger sur la guerre, comme le font systématiquement les médias, mais pour raconter des histoires drôles.
Il y a aussi le court-métrage Epace dans lequel une petite fille de huit ans raconte que dans sa cour de récréation : « les garçons colonisent le terrain », une prise de conscience qui devrait rendre optimiste !
Et à voir le film sur la mobilisation des femmes espagnoles et européennes pour le maintien du droit à l’IVG en Espagne,  Yo Decido, El Tren de la Libertad.
Le Festival femmes en résistance en abordant des sujets graves ou plus légers démontre que les femmes sont aussi du côté de l’humour,  la créativité et l’énergie et qu’il y a de nombreuses formes d’expression pour lutter contre la morosité et pour l’égalité femmes/hommes.
 
Caroline Flepp 50-50
 
Festival Femmes en Résistance
1, rue Paul Signac, 94110 Arcueil 01 41 24 25 55
Accès RER ligne B Laplace  ou Arcueil Cachan
Tarif plein à l’unité : 5,20 euros
Tarif réduit : 4,75 euros
Forfait journée TP : 10,95
TR : 7,30
 
 
 

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