Brèves Pour les femmes retraitées, encore plus d’inégalités

L’écart de salaires entre hommes et femmes est de 27 %, les pensions de droit direct des femmes sont inférieures de 39% à celles des hommes. Droits directs et dérivés (dispositifs familiaux et pension de réversion) confondus, les femmes perçoivent une pension inférieure de 26 %.

Les réformes depuis 1993 ont davantage pénalisé les femmes aux carrières plus courtes, aux temps partiels plus nombreux (30 % des femmes contre 8 % des hommes) du fait : de l’allongement de la durée d’assurance et de l’augmentation du nombre de trimestres de cotisations pour bénéficier d’une retraite à taux plein, du passage des 10 aux 25 meilleures années dans le régime général, de l’instauration du mécanisme de la décote pour les carrières incomplètes qui contraint de nombreuses femmes à attendre l’âge qui annule la décote (67 ans) pour liquider leurs pensions.

La remise en cause de la pension de réversion serait catastrophique pour tous et surtout les femmes. Fin 2017, on dénombrait 4,4 millions de bénéficiaires de pensions de réversion, dont 89 % sont des femmes. Pour 1,1million d’entre elles, c’est leur unique revenu. Vouloir supprimer la pension de réversion, c’est encourager le recours à l’assurance privée. Aujourd’hui les dispositifs familiaux sont indispensables pour réduire les inégalités de pension entre les femmes et les hommes car les femmes sont assignées aux tâches familiales et parentales.

Les mobilisations autour du 8 mars 2019 concernent également les personnes retraitées.

CGT, UCR/FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, Retraités de la Fonction Publique, LSR, Ensemble & Solidaires

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