Brèves Ouverture du Grenelle: le scepticisme du CNDF

Hier, de premières mesures ont été annoncées à l’ouverture du Grenelle contre les violences conjugales.

Le gouvernement a annoncé l’audit de 400 commissariats afin de déterminer s’il y a dysfonctionnement. Or, il est bien connu que certains commissariats refusent de prendre des plaintes ou les transforment en mains courantes, alors même que la loi les y oblige. L’audit est-il nécessaire pour faire appliquer la loi ?

Le gouvernement a annoncé l’ouverture de 1000 places d’hébergement d’urgence… qui paraissent bien insuffisantes face aux 200 000 femmes victimes chaque année de violences conjugales.

Le bracelet électronique «antirapprochement» a été évoqué comme une «mesure miracle». Le Collectif National Pour les Droit des Femmes, s’inquiète que cet outil soit aussi efficace que le «téléphone grave danger» qui… n’a quasiment pas été attribué.

La réforme de l’autorité parentale s’impose.

E Macron avait promis le 25 novembre 2017 de permettre les dépôts de plainte dans les centres d’hébergement. Depuis, aucune nouvelle de cette mesure. Les féministes réclament de longue date des pôles spécialisés violences dans les juridictions, voire même des tribunaux spécialisés disposant de compétences pénales et civiles. Mais, hier la question de la justice et de ses moyens n’a pas été mentionnée par le gouvernement. Enfin, les féministes estiment qu’1 milliard d’€ est nécessaire pour mener à bien une politique publique digne de ce nom. Cet argent n’a pas été évoqué, non plus. Un hashtag a été créé pour réclamer un budget digne de ce nom : #nousvoulonsunmilliard.

Le Collectif National pour les Droits des Femmes, blacklisté du Grenelle, attend la suite avec scepticisme

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