DÉBATS \ Tribunes On arrête toutes. Le 8 mars 2020, c’est la grève féministe

Notre ” Appelle “

Dans le monde entier , les femmes luttent et ont toujours lutté. C’est ainsi qu’elles ont pu faire progresser notoirement leur condition. Mais les attaques se multiplient : nous disons haut et fort stop !

Stop à la précarité, à la surexploitation, aux bas salaires, aux discriminations, au racisme. Stop d’assumer presque seules les tâches domestiques, l’éducation des enfants, le soin aux plus ancien•nes. Stop au capitalisme néo libéral qui fait disparaître nos services publics : hôpitaux, maternités, écoles…. Stop aux injures, aux coups, aux violences gynécologiques et obstétricales, au harcèlement, aux viols, aux assassinats, aux féminicides. Stop aux fermetures des centres d’interruption volontaire de grossesse et aux attaques incessantes contre l’avortement. Stop aux logements indécents, aux personnes sans domicile fixe. Stop au refoulement aux frontières de l’Europe des femmes, des enfants et des hommes exilé-es de pays en guerre. Stop de voir la planète livrée aux multinationales et aux lobbies prédateurs capitalistes,

Notre rôle est fondamental dans la société : si on s’arrête, tout s’arrête. Nous avons l’arme de la grève contre le patriarcat. Le 8 mars, c’est la grève féministe ! Le 8 mars, #OnArrêteToutes

Le 8 mars, c’est une journée de luttes !

Le 8 mars ce n’est pas la « journée de LA femme ». Ce n’est pas la journée où on « célèbre » les femmes, où on offre une rose. Le 8 mars est une journée de luttes.

La date du 8 mars en tant que  » Journée internationale des femmes » a été décidée en 1910 lors de la la Conférence internationale des femmes socialistes menée par la militante Clara Zetkin. Le 8 mars 1917, des ouvrières de Pétrograd, en Russie, se mettent en grève, événement précurseur de la Révolution russe.

Ce sont les militantes féministes contemporaines du Mouvement de Libération des Femmes qui remettent en 1975 le 8 mars à l’honneur alors que l’ONU a décrété 1975 « année internationale de la femme », grossière caricature de notre combat. L’ONU institutionnalisera le 8 mars en tant que  “ Journée des Nations unies pour les droits de la femme et la paix internationale  »,  deux ans plus tard. La date est adoptée en France en 1982.

Le 8 mars n’est pas pour nous une journée institutionnelle. C’est une journée où les féministes se mobilisent pour visibiliser les luttes qu’elles mènent tous les jours.

On arrête toutes

 

 

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