Articles récents \ Monde Forum génération égalité: la Coalition d’action pour la justice et les droits économiques

Le Forum Génération Egalité s’est terminé le 2 Juillet, parmi les tables rondes on retrouvait différentes Coalitions d’action. Le 1er Juillet, des che•fes d’Etat, représentant•es d’associations ou de la société civile se sont réuni·es pour parler de la Coalition d’action pour la justice et les droits économiques.

Les Coalitions d’action du Forum Génération Egalité visent à réaliser des progrès rapides pour obtenir l’égalité des sexes. Chaque Coalition d’action est dirigée par un groupe de partenaires, parmi lesquels : des États, des mouvements de femmes et des organisations de la société civile et du secteur privé, ainsi que des agences des Nations Unies et d’autres organisations internationales.

Phumzile Mlambo-Ngcuka, Secrétaire générale adjointe de l’ONU et Directrice exécutive d’ONU Femmes.

Depuis la conférence de Pékin, ce qui a changé « c’est le fait qu’à présent nous disposons d’une armée de femmes dans le monde qui se battent pour la parité hommes-femmes » introduit Phumzile Mlambo-Ngcuka, Secrétaire générale adjointe de l’ONU et Directrice exécutive d’ONU Femmes. Toutefois, le soutien escompté des différents gouvernements n’est pas vraiment au rendez-vous, notamment dans l’aide et la mise en œuvre de politiques égalitaires, c’est pourquoi l’investissement est un sujet important de ce Forum.

L’objectif de cette coalition était d’aborder le plan d’accélération mondiale pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Plusieurs engagements ont été pris pour favoriser la justice et les droits économiques dans différents domaines d’actions tels que l’économie du care,  ainsi que des actions de transformation de l’économie pour favoriser le travail des femmes afin de leur offrir des possibilités égales à celles des hommes.

Ulrik Vestergaard Knudsen, secrétaire adjoint de l’OCDEa aussi insisté sur le travail de care, un secteur « souvent occupé par les femmes, qui font le double de travail par rapport aux hommes et occupent des emplois moins rémunérés« . Par exemple, les femmes représentent 90% des soignantes de personnes âgées, « à l’OCDE nous avons effectué plusieurs travaux et œuvrons pour transformer ce secteur économique dans le but de faire disparaître ces inégalités » précise-t-il. Ulrik Vestergaard Knudsen insiste de plus, sur l’éducation et prend comme illustration le programme scolaire de la Suède qui contrebalance activement les stéréotypes et rôles assignés selon le genre.

Diane Ndarbawa : « Nous devons toutes et tous soutenir activement les femmes et les filles dans nos communautés »

Diane Ndarbawa, activiste de la jeunesse pour la justice économique souligne, les difficultés pour atteindre l’égalité complète dans un pays en développement comme le Cameroun. « La situation dans notre pays n’est pas évidente pour les jeunes filles et les femmes. Dans les zones rurales et/ou urbaines, le travail domestique non-rémunéré revient traditionnellement aux jeunes filles et aux femmes. C’est un handicap, car elles ne peuvent pas obtenir un emploi, elles doivent d’abord s’occuper du foyer et de la famille en priorité« . Il faut donc que le gouvernement s’engage à reconnaître le travail domestique non-rémunéré ou bien changer les mentalités des leaders politiques, religieux et plus largement des communautés et cela dès le plus jeune âge.

Le secteur de l’économie du soin était au cœur de cette coalition, il reste non comptabilisé dans les systèmes nationaux, le travail des femmes est alors invisibilisé. Un changement dans les mentalités ainsi que dans les normes sociales est urgent, plusieurs demandes venant des différent·es intervenant·es ont d’ailleurs été adressé aux gouvernements participant au Forum pour s’engager dans cette direction.

Marthe Dolphin, 50-50 Magazine

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