Brèves #Metoo persiste et signe

À l’initiative d’Anna Mouglalis, de Muriel Réus, Co-Fondatrice de MeTooMedia, et d’Anne-Cécile Mailfert, Présidente de la Fondation des Femmes, le journal Le Monde publie une « Une » historique ce jour, 14 mai 2024.

100 femmes et hommes rassemblé.e.s pour démontrer que le #MeToo Français existe dans notre pays depuis des années, qu’il est porté par des personnes célèbres et inconnues, qu’il est pluriel et présent dans tous les métiers et dans toutes les strates de la société. Le dispositif mis en place par le journal Le Monde est exceptionnel. La une, la der et une double page pour rassembler les #MeToo toujours séparés dans l’espace médiatique

L’image, réalisée par Sonia Sieff donne corps à une solidarité, dévoile les personnalités, les engagements sur les violences sexuelles et sexistes.

Ce rassemblement solidaire, c’est celui d’une mobilisation pour la demande d’une loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes.

Car malgré le courage des victimes, c’est l’impunité qui grandit. Il est inacceptable que le taux de classement sans suite des plaintes pour violences sexuelles ait atteint le taux délirant de 94 % en 2022. L’ajout du seul mot consentement dans la loi annoncé par le président Macron, ne permettra pas de rattraper le retard abyssal de la France en la matière.

Nous demandons une loi intégrale qui permettra de clarifier, entre autres, la définition du viol et du consentement, introduire celle de l’inceste, de juger les violeurs en série pour tous les viols connus, d’élargir les ordonnances de protection aux victimes de viols, de faciliter la collecte de preuves, de créer des brigades spécialisées, d’interdire les enquêtes sur le passé sexuel des victimes, de permettre un accès immédiat et gratuit à des soins en psycho-traumatologie, de donner enfin les moyens financiers à cette politique publique et aux associations qui la mettent en place.  Plus de 80 propositions sont sur la table.

Après avoir été signée par les 100 personnes présentes lors de la mobilisation, la tribune prend un sens citoyen, devient pétition,  et est ouverte à toutes les signatures à  partir du lien suivant 

Fondation des Femmes

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