DOSSIERS

Trump efface tout, les droits des femmes, l’éducation publique, l’environnement …

Après avoir envahi le monde de leur aide soi-disant protectrice tout en faisant avancer leurs projets néolibéraux dictés par les […]

Trump président : les droits des femmes en danger

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Le 8 novembre 2016, le système électoral américain a désigné Donald Trump comme prochain président des Etats Unis bien qu’il ait eu presque trois millions de voix de moins qu’Hillary Rodham Clinton.

Au lendemain des élections, la candidate après avoir dit dans son discours de défaite combien elle était désolée du résultat, a prononcé des paroles d’encouragement à l’intention des filles qui avaient été témoins de ces scènes de campagne. Hillary Clinton a pris un ton grave pour leur dire qu’elles étaient indispensables, qu’elles étaient fortes et qu’elles méritaient les mêmes chances dans ce monde.

Ces encouragements seront nécessaires car la campagne de Donald Trump et ses discours ont été fondés sur des éléments sexistes et racistes d’une violence inégalée, dans le but de réduire la place des femmes, des minorités, des immigrant-e-s, des LGBT, etc, dans sa société néo-libérale et souverainiste. Les nombreuses plaintes pour abus sexuel contre des femmes n’ont pas empêché la candidature et la sélection de Donald Trump. Bien au contraire, c’est le sexisme et le racisme décomplexés qui l’ont emporté.

Le candidat Trump est officiellement président et Mike Pence, vice-président, depuis le 19 décembre après le vote officiel du collège électoral. Celui-ci, une réminiscence de l’époque de l’esclavage et de la démocratie proclamée sous contrôle des hommes blancs propriétaires, est un système de grands électeurs repartis d’une façon inégale par Etat. Il permet aux propriétaires blancs des Etats du sud qui étaient principalement peuplés d’esclaves de garder une représentation importante. Ainsi il y a proportionnellement plus de grands électeurs dans des petits Etats du sud que dans les autres Etats. Une autre aberration du système, le candidat qui remporte l’Etat, même avec 1% d’avance, remporte toutes les voix du collège électoral de l’Etat. De plus, avec l’absence d’un système électoral uniforme et la suppression en 2013 du « Voting Rights Act » qui imposait une revue fédérale des changements de lois électorales dans les quinze Etats du sud et quelques comtés au nord, aux habitudes discriminatoires. Aujourd'hui accéder au bureau de vote et voter peut être très difficile pour les populations racialement et socialement déterminées, c’est ce qui est communément appelé méthode de suppression de vote. 

Maintenant, le résultat est clair même s’il n’est pas démocratique. L’administration Trump/Pence est en formation et les quelques postes pourvus jusqu’à maintenant montrent que même si le ton est stratégiquement changeant, les promesses de campagne outrancières formeront la politique des Etats-Unis pour les années qui viennent. Les élections ont donné les pleins pouvoirs à la branche dure des républicains, car ils contrôlent le Congrès ainsi que la Cour Suprême.

Les Etats-Unis vont entrer dans une période conservatrice et obscurantiste sans précèdent. Les impacts sur les droits des femmes, des minorités, et sur l’environnement sont difficiles à imaginer, c’est tout simplement une conception des droits communs aux êtres humains qui va être revue avec la nouvelle suprématie d’un petit groupe.

Les conséquences vont passer les frontières. Ce pouvoir aux multiples visages du conservatisme de marché va pervertir, avec autoritarisme, toutes les instances internationales. Le jeu des puissants lobbys plus ou moins visibles va continuer à s’attaquer avec encore plus de violence aux mécanismes régulateurs qui nous tirent vers des idéaux égalitaires.

Ce dossier entend montrer les différents aspects concernant les droits des femmes de la future présidence à travers des témoignages/reportages et des articles de fond.

Brigitte Marti 50-50 magazine

Dessin Pierre Colin-Thibert

La protection de Mother Earth, la dernière guerre des premières nations américaines

Le 24 janvier, le président Trump signe des mémorandum (autre forme de décret présidentiel) relançant le projet de construction de […]

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Quand la bataille contre le racisme d’Elisabeth Warren rencontre le sexisme

Entre les signatures de décrets, les déclarations et tweets absurdes et les confirmations au Sénat des improbables nominé-e-s aux postes […]

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Décret après décret un président élimine les droits des femmes

Donald Trump promettait le pire durant sa campagne entre racisme et sexisme sur un fond de dérégulations : promesses tenues ! Le […]

Trump président: les droits des femmes en danger



Le 8 novembre 2016, le système électoral américain a désigné Donald Trump comme prochain président des Etats Unis bien qu’il ait eu presque trois millions de voix de moins qu’Hillary Rodham Clinton.

Au lendemain des élections, la candidate après avoir dit dans son discours de défaite combien elle était désolée du résultat, a prononcé des paroles d’encouragement à l’intention des filles qui avaient été témoins de ces scènes de campagne. Hillary Clinton a pris un ton grave pour leur dire qu’elles étaient indispensables, qu’elles étaient fortes et qu’elles méritaient les mêmes chances dans ce monde.

Ces encouragements seront nécessaires car la campagne de Donald Trump et ses discours ont été fondés sur des éléments sexistes et racistes d’une violence inégalée, dans le but de réduire la place des femmes, des minorités, des immigrant-e-s, des LGBT, etc, dans sa société néo-libérale et souverainiste. Les nombreuses plaintes pour abus sexuel contre des femmes n’ont pas empêché la candidature et la sélection de Donald Trump. Bien au contraire, c’est le sexisme et le racisme décomplexés qui l’ont emporté.

Le candidat Trump est officiellement président et Mike Pence, vice-président, depuis le 19 décembre après le vote officiel du collège électoral. Celui-ci, une réminiscence de l’époque de l’esclavage et de la démocratie proclamée sous contrôle des hommes blancs propriétaires, est un système de grands électeurs repartis d’une façon inégale par Etat. Il permet aux propriétaires blancs des Etats du sud qui étaient principalement peuplés d’esclaves de garder une représentation importante. Ainsi il y a proportionnellement plus de grands électeurs dans des petits Etats du sud que dans les autres Etats. Une autre aberration du système, le candidat qui remporte l’Etat, même avec 1% d’avance, remporte toutes les voix du collège électoral de l’Etat. De plus, avec l’absence d’un système électoral uniforme et la suppression en 2013 du « Voting Rights Act » qui imposait une revue fédérale des changements de lois électorales dans les quinze Etats du sud et quelques comtés au nord, aux habitudes discriminatoires. Aujourd'hui accéder au bureau de vote et voter peut être très difficile pour les populations racialement et socialement déterminées, c’est ce qui est communément appelé méthode de suppression de vote. 

Maintenant, le résultat est clair même s’il n’est pas démocratique. L’administration Trump/Pence est en formation et les quelques postes pourvus jusqu’à maintenant montrent que même si le ton est stratégiquement changeant, les promesses de campagne outrancières formeront la politique des Etats-Unis pour les années qui viennent. Les élections ont donné les pleins pouvoirs à la branche dure des républicains, car ils contrôlent le Congrès ainsi que la Cour Suprême.

Les Etats-Unis vont entrer dans une période conservatrice et obscurantiste sans précèdent. Les impacts sur les droits des femmes, des minorités, et sur l’environnement sont difficiles à imaginer, c’est tout simplement une conception des droits communs aux êtres humains qui va être revue avec la nouvelle suprématie d’un petit groupe.

Les conséquences vont passer les frontières. Ce pouvoir aux multiples visages du conservatisme de marché va pervertir, avec autoritarisme, toutes les instances internationales. Le jeu des puissants lobbys plus ou moins visibles va continuer à s’attaquer avec encore plus de violence aux mécanismes régulateurs qui nous tirent vers des idéaux égalitaires.

Ce dossier entend montrer les différents aspects concernant les droits des femmes de la future présidence à travers des témoignages/reportages et des articles de fond.

Brigitte Marti 50-50 magazine

Dessin Pierre Colin-Thibert
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La marche historique des femmes à Washington DC

Pramila Venkateswaran, poétesse et professeure de littérature/études de genre (women’s studies) à Nassau College dans l’état de New York, a […]

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Le 8 novembre 2016, le système électoral américain a désigné Donald Trump comme prochain président des Etats Unis bien qu’il ait eu presque trois millions de voix de moins qu’Hillary Rodham Clinton.

Au lendemain des élections, la candidate après avoir dit dans son discours de défaite combien elle était désolée du résultat, a prononcé des paroles d’encouragement à l’intention des filles qui avaient été témoins de ces scènes de campagne. Hillary Clinton a pris un ton grave pour leur dire qu’elles étaient indispensables, qu’elles étaient fortes et qu’elles méritaient les mêmes chances dans ce monde.

Ces encouragements seront nécessaires car la campagne de Donald Trump et ses discours ont été fondés sur des éléments sexistes et racistes d’une violence inégalée, dans le but de réduire la place des femmes, des minorités, des immigrant-e-s, des LGBT, etc, dans sa société néo-libérale et souverainiste. Les nombreuses plaintes pour abus sexuel contre des femmes n’ont pas empêché la candidature et la sélection de Donald Trump. Bien au contraire, c’est le sexisme et le racisme décomplexés qui l’ont emporté.

Le candidat Trump est officiellement président et Mike Pence, vice-président, depuis le 19 décembre après le vote officiel du collège électoral. Celui-ci, une réminiscence de l’époque de l’esclavage et de la démocratie proclamée sous contrôle des hommes blancs propriétaires, est un système de grands électeurs repartis d’une façon inégale par Etat. Il permet aux propriétaires blancs des Etats du sud qui étaient principalement peuplés d’esclaves de garder une représentation importante. Ainsi il y a proportionnellement plus de grands électeurs dans des petits Etats du sud que dans les autres Etats. Une autre aberration du système, le candidat qui remporte l’Etat, même avec 1% d’avance, remporte toutes les voix du collège électoral de l’Etat. De plus, avec l’absence d’un système électoral uniforme et la suppression en 2013 du « Voting Rights Act » qui imposait une revue fédérale des changements de lois électorales dans les quinze Etats du sud et quelques comtés au nord, aux habitudes discriminatoires. Aujourd'hui accéder au bureau de vote et voter peut être très difficile pour les populations racialement et socialement déterminées, c’est ce qui est communément appelé méthode de suppression de vote. 

Maintenant, le résultat est clair même s’il n’est pas démocratique. L’administration Trump/Pence est en formation et les quelques postes pourvus jusqu’à maintenant montrent que même si le ton est stratégiquement changeant, les promesses de campagne outrancières formeront la politique des Etats-Unis pour les années qui viennent. Les élections ont donné les pleins pouvoirs à la branche dure des républicains, car ils contrôlent le Congrès ainsi que la Cour Suprême.

Les Etats-Unis vont entrer dans une période conservatrice et obscurantiste sans précèdent. Les impacts sur les droits des femmes, des minorités, et sur l’environnement sont difficiles à imaginer, c’est tout simplement une conception des droits communs aux êtres humains qui va être revue avec la nouvelle suprématie d’un petit groupe.

Les conséquences vont passer les frontières. Ce pouvoir aux multiples visages du conservatisme de marché va pervertir, avec autoritarisme, toutes les instances internationales. Le jeu des puissants lobbys plus ou moins visibles va continuer à s’attaquer avec encore plus de violence aux mécanismes régulateurs qui nous tirent vers des idéaux égalitaires.

Ce dossier entend montrer les différents aspects concernant les droits des femmes de la future présidence à travers des témoignages/reportages et des articles de fond.

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Dessin Pierre Colin-Thibert
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La marche des femmes à Paris: « pour montrer la solidarité des femmes autour du monde »

“Merci aux millions autour du monde qui le 21 janvier se sont rassemblés pour faire entendre leurs voix, mais notre […]

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Le 8 novembre 2016, le système électoral américain a désigné Donald Trump comme prochain président des Etats Unis bien qu’il ait eu presque trois millions de voix de moins qu’Hillary Rodham Clinton.

Au lendemain des élections, la candidate après avoir dit dans son discours de défaite combien elle était désolée du résultat, a prononcé des paroles d’encouragement à l’intention des filles qui avaient été témoins de ces scènes de campagne. Hillary Clinton a pris un ton grave pour leur dire qu’elles étaient indispensables, qu’elles étaient fortes et qu’elles méritaient les mêmes chances dans ce monde.

Ces encouragements seront nécessaires car la campagne de Donald Trump et ses discours ont été fondés sur des éléments sexistes et racistes d’une violence inégalée, dans le but de réduire la place des femmes, des minorités, des immigrant-e-s, des LGBT, etc, dans sa société néo-libérale et souverainiste. Les nombreuses plaintes pour abus sexuel contre des femmes n’ont pas empêché la candidature et la sélection de Donald Trump. Bien au contraire, c’est le sexisme et le racisme décomplexés qui l’ont emporté.

Le candidat Trump est officiellement président et Mike Pence, vice-président, depuis le 19 décembre après le vote officiel du collège électoral. Celui-ci, une réminiscence de l’époque de l’esclavage et de la démocratie proclamée sous contrôle des hommes blancs propriétaires, est un système de grands électeurs repartis d’une façon inégale par Etat. Il permet aux propriétaires blancs des Etats du sud qui étaient principalement peuplés d’esclaves de garder une représentation importante. Ainsi il y a proportionnellement plus de grands électeurs dans des petits Etats du sud que dans les autres Etats. Une autre aberration du système, le candidat qui remporte l’Etat, même avec 1% d’avance, remporte toutes les voix du collège électoral de l’Etat. De plus, avec l’absence d’un système électoral uniforme et la suppression en 2013 du « Voting Rights Act » qui imposait une revue fédérale des changements de lois électorales dans les quinze Etats du sud et quelques comtés au nord, aux habitudes discriminatoires. Aujourd'hui accéder au bureau de vote et voter peut être très difficile pour les populations racialement et socialement déterminées, c’est ce qui est communément appelé méthode de suppression de vote. 

Maintenant, le résultat est clair même s’il n’est pas démocratique. L’administration Trump/Pence est en formation et les quelques postes pourvus jusqu’à maintenant montrent que même si le ton est stratégiquement changeant, les promesses de campagne outrancières formeront la politique des Etats-Unis pour les années qui viennent. Les élections ont donné les pleins pouvoirs à la branche dure des républicains, car ils contrôlent le Congrès ainsi que la Cour Suprême.

Les Etats-Unis vont entrer dans une période conservatrice et obscurantiste sans précèdent. Les impacts sur les droits des femmes, des minorités, et sur l’environnement sont difficiles à imaginer, c’est tout simplement une conception des droits communs aux êtres humains qui va être revue avec la nouvelle suprématie d’un petit groupe.

Les conséquences vont passer les frontières. Ce pouvoir aux multiples visages du conservatisme de marché va pervertir, avec autoritarisme, toutes les instances internationales. Le jeu des puissants lobbys plus ou moins visibles va continuer à s’attaquer avec encore plus de violence aux mécanismes régulateurs qui nous tirent vers des idéaux égalitaires.

Ce dossier entend montrer les différents aspects concernant les droits des femmes de la future présidence à travers des témoignages/reportages et des articles de fond.

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Women’s March on Paris Appel du 21 janvier 2017

Le 21 janvier 2017, au lendemain de la prestation de serment de Donald Trump, les associations féministes et de défense […]

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Le 8 novembre 2016, le système électoral américain a désigné Donald Trump comme prochain président des Etats Unis bien qu’il ait eu presque trois millions de voix de moins qu’Hillary Rodham Clinton.

Au lendemain des élections, la candidate après avoir dit dans son discours de défaite combien elle était désolée du résultat, a prononcé des paroles d’encouragement à l’intention des filles qui avaient été témoins de ces scènes de campagne. Hillary Clinton a pris un ton grave pour leur dire qu’elles étaient indispensables, qu’elles étaient fortes et qu’elles méritaient les mêmes chances dans ce monde.

Ces encouragements seront nécessaires car la campagne de Donald Trump et ses discours ont été fondés sur des éléments sexistes et racistes d’une violence inégalée, dans le but de réduire la place des femmes, des minorités, des immigrant-e-s, des LGBT, etc, dans sa société néo-libérale et souverainiste. Les nombreuses plaintes pour abus sexuel contre des femmes n’ont pas empêché la candidature et la sélection de Donald Trump. Bien au contraire, c’est le sexisme et le racisme décomplexés qui l’ont emporté.

Le candidat Trump est officiellement président et Mike Pence, vice-président, depuis le 19 décembre après le vote officiel du collège électoral. Celui-ci, une réminiscence de l’époque de l’esclavage et de la démocratie proclamée sous contrôle des hommes blancs propriétaires, est un système de grands électeurs repartis d’une façon inégale par Etat. Il permet aux propriétaires blancs des Etats du sud qui étaient principalement peuplés d’esclaves de garder une représentation importante. Ainsi il y a proportionnellement plus de grands électeurs dans des petits Etats du sud que dans les autres Etats. Une autre aberration du système, le candidat qui remporte l’Etat, même avec 1% d’avance, remporte toutes les voix du collège électoral de l’Etat. De plus, avec l’absence d’un système électoral uniforme et la suppression en 2013 du « Voting Rights Act » qui imposait une revue fédérale des changements de lois électorales dans les quinze Etats du sud et quelques comtés au nord, aux habitudes discriminatoires. Aujourd'hui accéder au bureau de vote et voter peut être très difficile pour les populations racialement et socialement déterminées, c’est ce qui est communément appelé méthode de suppression de vote. 

Maintenant, le résultat est clair même s’il n’est pas démocratique. L’administration Trump/Pence est en formation et les quelques postes pourvus jusqu’à maintenant montrent que même si le ton est stratégiquement changeant, les promesses de campagne outrancières formeront la politique des Etats-Unis pour les années qui viennent. Les élections ont donné les pleins pouvoirs à la branche dure des républicains, car ils contrôlent le Congrès ainsi que la Cour Suprême.

Les Etats-Unis vont entrer dans une période conservatrice et obscurantiste sans précèdent. Les impacts sur les droits des femmes, des minorités, et sur l’environnement sont difficiles à imaginer, c’est tout simplement une conception des droits communs aux êtres humains qui va être revue avec la nouvelle suprématie d’un petit groupe.

Les conséquences vont passer les frontières. Ce pouvoir aux multiples visages du conservatisme de marché va pervertir, avec autoritarisme, toutes les instances internationales. Le jeu des puissants lobbys plus ou moins visibles va continuer à s’attaquer avec encore plus de violence aux mécanismes régulateurs qui nous tirent vers des idéaux égalitaires.

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Lee : « avec Trump on a soulevé une pierre et tous les rampant-e-s étaient dessous.»

Aux Etats Unis le jour de vote est le mardi, et parfois les Américain-e-s doivent jongler pour aller voter, entre […]

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Le 8 novembre 2016, le système électoral américain a désigné Donald Trump comme prochain président des Etats Unis bien qu’il ait eu presque trois millions de voix de moins qu’Hillary Rodham Clinton.

Au lendemain des élections, la candidate après avoir dit dans son discours de défaite combien elle était désolée du résultat, a prononcé des paroles d’encouragement à l’intention des filles qui avaient été témoins de ces scènes de campagne. Hillary Clinton a pris un ton grave pour leur dire qu’elles étaient indispensables, qu’elles étaient fortes et qu’elles méritaient les mêmes chances dans ce monde.

Ces encouragements seront nécessaires car la campagne de Donald Trump et ses discours ont été fondés sur des éléments sexistes et racistes d’une violence inégalée, dans le but de réduire la place des femmes, des minorités, des immigrant-e-s, des LGBT, etc, dans sa société néo-libérale et souverainiste. Les nombreuses plaintes pour abus sexuel contre des femmes n’ont pas empêché la candidature et la sélection de Donald Trump. Bien au contraire, c’est le sexisme et le racisme décomplexés qui l’ont emporté.

Le candidat Trump est officiellement président et Mike Pence, vice-président, depuis le 19 décembre après le vote officiel du collège électoral. Celui-ci, une réminiscence de l’époque de l’esclavage et de la démocratie proclamée sous contrôle des hommes blancs propriétaires, est un système de grands électeurs repartis d’une façon inégale par Etat. Il permet aux propriétaires blancs des Etats du sud qui étaient principalement peuplés d’esclaves de garder une représentation importante. Ainsi il y a proportionnellement plus de grands électeurs dans des petits Etats du sud que dans les autres Etats. Une autre aberration du système, le candidat qui remporte l’Etat, même avec 1% d’avance, remporte toutes les voix du collège électoral de l’Etat. De plus, avec l’absence d’un système électoral uniforme et la suppression en 2013 du « Voting Rights Act » qui imposait une revue fédérale des changements de lois électorales dans les quinze Etats du sud et quelques comtés au nord, aux habitudes discriminatoires. Aujourd'hui accéder au bureau de vote et voter peut être très difficile pour les populations racialement et socialement déterminées, c’est ce qui est communément appelé méthode de suppression de vote. 

Maintenant, le résultat est clair même s’il n’est pas démocratique. L’administration Trump/Pence est en formation et les quelques postes pourvus jusqu’à maintenant montrent que même si le ton est stratégiquement changeant, les promesses de campagne outrancières formeront la politique des Etats-Unis pour les années qui viennent. Les élections ont donné les pleins pouvoirs à la branche dure des républicains, car ils contrôlent le Congrès ainsi que la Cour Suprême.

Les Etats-Unis vont entrer dans une période conservatrice et obscurantiste sans précèdent. Les impacts sur les droits des femmes, des minorités, et sur l’environnement sont difficiles à imaginer, c’est tout simplement une conception des droits communs aux êtres humains qui va être revue avec la nouvelle suprématie d’un petit groupe.

Les conséquences vont passer les frontières. Ce pouvoir aux multiples visages du conservatisme de marché va pervertir, avec autoritarisme, toutes les instances internationales. Le jeu des puissants lobbys plus ou moins visibles va continuer à s’attaquer avec encore plus de violence aux mécanismes régulateurs qui nous tirent vers des idéaux égalitaires.

Ce dossier entend montrer les différents aspects concernant les droits des femmes de la future présidence à travers des témoignages/reportages et des articles de fond.

Brigitte Marti 50-50 magazine

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Trump président : les droits des femmes en danger

Le 8 novembre 2016, le système électoral américain a désigné Donald Trump comme prochain président des Etats Unis bien qu’il […]

L'égalité filles/garçons, ça commence à la crèche

IMG_7206Depuis la publication en France par les Editions des Femmes , en 1974, du célèbre et encore très actuel Du côté des petites filles, la problématique de son auteure, Elena Gianini Belotti, qualifiait de « conditionnement social de la féminité » a fait son chemin. La différenciation des rôles masculin et féminin et les stéréotypes qui les accompagnent sont reconnus ; dans le vêtement, les jouets et la littérature de jeunesse notamment, la prise de conscience critique et les tentative de rééquilibrage se sont multipliées, sans parvenir à contrecarrer la puissance du marketing « rose-bleu ».

A la maternelle déjà, la question de l'égalité filles/garçons est prise en compte par l'Education nationale bien que les enseignant-e-s soient loin encore d'avoir un référentiel partagé quant à la pédagogie à mettre en place. Mais avant trois ans, au moment de la plus grande plasticité des enfants, comment se fait la socialisation différenciée des petits garçons et des petites filles ? Il faut d'abord reconnaître que l'on ne sait que peu de chose sur ce qui se passe dans les familles, chez les assistantes maternelles et à peine plus dans les lieux d'accueil collectifs. Tout laisse croire qu'il n'y a que dans ces derniers (les crèches) qu'il est possible d'avoir une action volontariste et que, pour le reste, les évolutions devront attendre l'évolution des idées dans la société. L'action publique reste bien limitée puisque 64 % des moins de 3 ans sont gardés par les parents ou grands-parents, 19 % chez des assistantes maternelles agréées, contre 13 % dans des établissements d'accueil du jeune enfant (chiffres DREES 2013)…

Le rapport de l'IGAS (par Brigitte Grésy et Philippe Georges) sur « l'égalité entre les filles et les garçons dans les modes d'accueil de la petite enfance » a recensé en 2012 les travaux sur la question, les expérimentations en cours et formulé des propositions. Quatre ans plus tard, le rapport de Sylviane Giampino remis en mai dernier à la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des Femmes et beaucoup plus large dans son objet « le développement global du jeune enfant », revient pour les reprendre à son compte sur les conclusions du rapport « Grésy » et fournir des éléments à Laurence Rossignol pour le « plan métiers » qu'elle annonce.

Constatant que la formation à la construction des identités sexuées est très rare chez les professionnel-le-s, en particulier chez les auxiliaires de puériculture et assistant-e-s maternel-le-s, les principales propositions consistent à développer la mixité des personnel-le-s de la petite enfance, au besoin par des mesures positives et à intégrer la socialisation différenciée des jeunes enfants en fonction du sexe dans les formations initiale et continue de ces professionnel-le-s.

Mais quels contenus et quelles recommandations pour les interactions entre enfants et personnel-le-s de l'accueil ? En pratique, comment nommer les différences anatomiques, comment orienter les comportements dans les relations entre filles et garçons, et avec les adultes ? Faut-il favoriser une attitude indifférenciée par principe, quitte à reproduire les schémas dominants, ou au contraire tenir compte au départ des différences sexuées pour mieux guider vers l'égalité ? De multiples questions restent ouvertes et placées sous une double orientation : celles des tendances cognitivistes d'une part, psychanalytiques d'autre part. Au-delà de ces questions théoriques qui ne sont pas nouvelles, il reste un foisonnement de pratiques dont ce dossier veut rendre compte.

50-50 magazine 

Dossier réalisé en collaboration avec le Centre de documentation du Planning Familial
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L’égalité filles/garçons, ça commence par des lectures non sexistes à la crèche !

Il n’est pas toujours facile d’éduquer ses enfants à l’égalité, surtout lorsque la littérature pour enfants regorge de stéréotypes. Ainsi […]

genevieve-1

Geneviève Cresson : « La crèche n’est pas une île, toute la société est concernée … »

Geneviève Cresson est professeure émérite en sociologie à l’université de Lille 1 et chercheuse au CLERSÉ (Centre lillois d’études et […]

egalicreche

A Toulouse, « Egalicrèche » fait des petit-e-s

Entre 2013 et 2014, le programme « Egalicrèche » à Toulouse a mené une recherche-action extrêmement édifiante sur les interactions socio-professionnelles observées […]

jouets rose bleu

Qu’est–ce que la socialisation différenciée ?

Anne Dafflon Novelle et Geneviève Cresson sont toutes les deux chercheuses spécialisées dans le domaine de la petite enfance. Dans […]

Le mouvement francais pour le planning familial a 60 ans, le bel âge

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Le MFPF s'est créé sur des bases de solidarité et d'entraide entre femmes. Ces valeurs l'ont porté pendant les années de l'illégalité de l'IVG et au-delà.

Trois Simones sont au coeur de cet anniversaire, Simone de Beauvoir, Simone Veil et Simone Iff. Toutes trois représentent les courants qui ont généré les actions vers l'émancipation réelle des femmes, de la philosophie, au militantisme en passant par l'engagement politique. Toutes trois ont compris l'importance de la liberté de procréation comme étant l'un des droits fondamentaux des femmes.

La sociologue Évelyne Sullerot, la gynécologue Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé et le médecin Pierre Simon créent dans la clandestinité en 1956 “la maternité heureuse qui, dès 1958, s'affilie à l'International Planned Parenthood Federation (IPPF). Puis le concept de maternité heureuse se transforme en maternité volontaire : le Mouvement Français pour le Planning familial (MFPF) est créé en 1960.

Elément marquant de son engagement, Simone Iff fut l'une des premiéres hotesses au centre du Planning, rue des Colonnes à Paris, au début des années 60. Elle cofonde et devient vice-présidente du Mouvement pour la Liberté de l'Avortement et de la Contraception (MLAC) en 1973. La même année, elle est élue présidente du MFPF et le restera jusqu'en 1981.

Le Mouvement a toujours été à la source des transformations sociales, outre les problèmes de contraception et d'IVG, il s'empare au fil des années des questions des sexualités, du VIH-Sida, des violences...

Depuis sa création la MFPF est un mouvement d'éducation populaire qui informe sur les droits sexuels et reproductifs, femmes et hommes, filles et garçons et fournit des prescriptions médicales.

Aujourd'hui, ce sont 76 associations départementales en métropole et dans les Dom qui acceuillent, sont à l'écoute, accompagnent de dizaines milliers de femmes de toutes origines et de tous milieux. Le Planning pousuit également son engagement à l'international.
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Parler de sexualité avec des jeunes de l’école de la deuxième chance au Planning Familial

Dix jeunes de l’école de la deuxième chance, âgé-e-s de 18 à 23 ans, ont rendez-vous au centre Hittorf du […]

L'égalité filles/garçons, ça commence à la crèche

IMG_7206Depuis la publication en France par les Editions des Femmes , en 1974, du célèbre et encore très actuel Du côté des petites filles, la problématique de son auteure, Elena Gianini Belotti, qualifiait de « conditionnement social de la féminité » a fait son chemin. La différenciation des rôles masculin et féminin et les stéréotypes qui les accompagnent sont reconnus ; dans le vêtement, les jouets et la littérature de jeunesse notamment, la prise de conscience critique et les tentative de rééquilibrage se sont multipliées, sans parvenir à contrecarrer la puissance du marketing « rose-bleu ».

A la maternelle déjà, la question de l'égalité filles/garçons est prise en compte par l'Education nationale bien que les enseignant-e-s soient loin encore d'avoir un référentiel partagé quant à la pédagogie à mettre en place. Mais avant trois ans, au moment de la plus grande plasticité des enfants, comment se fait la socialisation différenciée des petits garçons et des petites filles ? Il faut d'abord reconnaître que l'on ne sait que peu de chose sur ce qui se passe dans les familles, chez les assistantes maternelles et à peine plus dans les lieux d'accueil collectifs. Tout laisse croire qu'il n'y a que dans ces derniers (les crèches) qu'il est possible d'avoir une action volontariste et que, pour le reste, les évolutions devront attendre l'évolution des idées dans la société. L'action publique reste bien limitée puisque 64 % des moins de 3 ans sont gardés par les parents ou grands-parents, 19 % chez des assistantes maternelles agréées, contre 13 % dans des établissements d'accueil du jeune enfant (chiffres DREES 2013)…

Le rapport de l'IGAS (par Brigitte Grésy et Philippe Georges) sur « l'égalité entre les filles et les garçons dans les modes d'accueil de la petite enfance » a recensé en 2012 les travaux sur la question, les expérimentations en cours et formulé des propositions. Quatre ans plus tard, le rapport de Sylviane Giampino remis en mai dernier à la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des Femmes et beaucoup plus large dans son objet « le développement global du jeune enfant », revient pour les reprendre à son compte sur les conclusions du rapport « Grésy » et fournir des éléments à Laurence Rossignol pour le « plan métiers » qu'elle annonce.

Constatant que la formation à la construction des identités sexuées est très rare chez les professionnel-le-s, en particulier chez les auxiliaires de puériculture et assistant-e-s maternel-le-s, les principales propositions consistent à développer la mixité des personnel-le-s de la petite enfance, au besoin par des mesures positives et à intégrer la socialisation différenciée des jeunes enfants en fonction du sexe dans les formations initiale et continue de ces professionnel-le-s.

Mais quels contenus et quelles recommandations pour les interactions entre enfants et personnel-le-s de l'accueil ? En pratique, comment nommer les différences anatomiques, comment orienter les comportements dans les relations entre filles et garçons, et avec les adultes ? Faut-il favoriser une attitude indifférenciée par principe, quitte à reproduire les schémas dominants, ou au contraire tenir compte au départ des différences sexuées pour mieux guider vers l'égalité ? De multiples questions restent ouvertes et placées sous une double orientation : celles des tendances cognitivistes d'une part, psychanalytiques d'autre part. Au-delà de ces questions théoriques qui ne sont pas nouvelles, il reste un foisonnement de pratiques dont ce dossier veut rendre compte.

50-50 magazine 

Dossier réalisé en collaboration avec le Centre de documentation du Planning Familial
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« Des hommes et des crèches »

Mike Marchal est le président et fondateur de l’Association pour la Mixité et l’Egalité dans la Petite Enfance (AMEPE). Pour […]

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Former les professionnel-le-s de la petite enfance pour faire vivre l’égalité dans les crèches

Fondé en 2016 par Caroline de Haas et Pauline Chabbert, le Groupe Egae regroupe 2 entreprises de conseil, de formation […]

Le mouvement francais pour le planning familial a 60 ans, le bel âge

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Le MFPF s'est créé sur des bases de solidarité et d'entraide entre femmes. Ces valeurs l'ont porté pendant les années de l'illégalité de l'IVG et au-delà.

Trois Simones sont au coeur de cet anniversaire, Simone de Beauvoir, Simone Veil et Simone Iff. Toutes trois représentent les courants qui ont généré les actions vers l'émancipation réelle des femmes, de la philosophie, au militantisme en passant par l'engagement politique. Toutes trois ont compris l'importance de la liberté de procréation comme étant l'un des droits fondamentaux des femmes.

La sociologue Évelyne Sullerot, la gynécologue Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé et le médecin Pierre Simon créent dans la clandestinité en 1956 “la maternité heureuse qui, dès 1958, s'affilie à l'International Planned Parenthood Federation (IPPF). Puis le concept de maternité heureuse se transforme en maternité volontaire : le Mouvement Français pour le Planning familial (MFPF) est créé en 1960.

Elément marquant de son engagement, Simone Iff fut l'une des premiéres hotesses au centre du Planning, rue des Colonnes à Paris, au début des années 60. Elle cofonde et devient vice-présidente du Mouvement pour la Liberté de l'Avortement et de la Contraception (MLAC) en 1973. La même année, elle est élue présidente du MFPF et le restera jusqu'en 1981.

Le Mouvement a toujours été à la source des transformations sociales, outre les problèmes de contraception et d'IVG, il s'empare au fil des années des questions des sexualités, du VIH-Sida, des violences...

Depuis sa création la MFPF est un mouvement d'éducation populaire qui informe sur les droits sexuels et reproductifs, femmes et hommes, filles et garçons et fournit des prescriptions médicales.

Aujourd'hui, ce sont 76 associations départementales en métropole et dans les Dom qui acceuillent, sont à l'écoute, accompagnent de dizaines milliers de femmes de toutes origines et de tous milieux. Le Planning pousuit également son engagement à l'international.
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L’invisiblité des femmes vivant avec le VIH

Traiter l’épidémie de sida sous l’angle du genre et de son impact dans la prise en charge et le vécu […]

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La gynécologue Danielle Gaudry et le Planning Familial : un combat historique pour l’obtention du droit à l’avortement

Danielle Gaudry, militante féministe, s’est engagée auprès du Mouvement Français pour le Planning Familial depuis le début des années 70. […]

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Le Planning Familial, acteur international de défense des droits sexuels

«Liberté, égalité, sexualités», la devise du Mouvement Français pour le Planning Familial se conjugue aussi à l’international. Le Planning Familial […]

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ARDECOM : des hommes qui veulent se contracepter

L’Association pour la Recherche et le Développement de la Contraception Masculine (ARDECOM) est une association créée par quelques hommes dans […]

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Une après-midi à l’accueil IVG du Planning Familial

Le centre du Planning Familial rue Hittorf dans le 10ème arrondissement ouvre ses portes tous les mercredis, de 16h à […]

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Soixante ans de lutte pour les droits sexuels et reproductifs

L’histoire du Planning 1956 : Création de l’association « Maternité Heureuse » dans le but d’informer les femmes sur la contraception […]

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Veronica Noseda : «le chantier prioritaire, c’est l’implication des jeunes dans le mouvement»

Véronica Noseda est la coordinatrice nationale du Planning Familial. A l’occasion des soixante ans du Mouvement, créé le 8 mars […]

Ce que la Grèce fait aux femmes

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En 2010, la Grèce apparaissait aux yeux des Européen-ne-s comme la source de tous les malheurs de cette économie de la dette qui régit l'économie mondiale. La Grèce était coupable d'avoir laissé exploser sa dette publique, là était bien le discours dominant. La sentence fut la mise sous tutelle de la Grèce par la Troïka organisme non élu et créé de toute pièce pour orchestrer les politiques d’austérité. Les femmes ont été les premières victimes des mesures d'austérité.


Les plans de restructuration ou mémoranda n’ont eu de cesse de démanteler la structure sociale de la société grecque, prenant pour cibles les services publics, le système de santé, l’environnement, les régimes de retraites, et prônant une privatisation sans merci de tous les secteurs de la société et même de ses lieux publics.


Les violentes mesures d’austérité ont fait de nombreuses victimes; les femmes ont été les premières précarisées par les baisses et suppressions de prestations sociales. De fait, elles sont fortement utilisatrices des services publics liés à l’emploi et à la famille mais aussi à leur santé sexuelle et reproductive. Les salaires des femmes en Grèce comme ailleurs sont systématiquement inférieurs à ceux des hommes, aussi lorsque les salaires baissent d’environ 40 % les conséquences pour les femmes sont énormes.


En matière de santé, Sofia Tzitzikou, vice-présidente de l’UNICEF grec et pharmacienne, a repris du service à la tête de l’un des 12 dispensaires d’Athènes. Elle témoigne de l’horreur du démantèlement du système de santé: impossibilité d’accoucher dans un hôpital public, appauvrissement extrême des femmes et de leurs enfants avec une augmentation des cas de malnutrition, une population toujours plus nombreuse qui n'a plus accès aux soins de base. La crise sanitaire remonte jusqu’aux centres d’accueil des migrant-e-s.


Fortes de l’expérience des femmes du Sud qui avaient fait face aux plans d’ajustement structurels, Sonia Mitralias et Voula Taki avaient compris qu’il fallait créer des espaces où les femmes pourraient se regrouper et partager leurs expériences et souffrances. Nous avons rendu visite à la maison de la solidarité des femmes de Thessaloniki. Qu'elles aient perdu leur travail, l’électricité, leur maison et même parfois le goût de vivre, elles sont maintenant plus fortes grâce à cette maison d’où elles organisent de nombreuses actions. Leur maitre mot : Solidarité.

Les mouvements de résistance ont aussi été portés par des artistes comme Nena Venetsanou qui a toujours lié son art à son engagement. Elle défend l'indépendance de l’art dans un moment où les politiques oublient la place civilisatrice de la culture.


L’élection de Syriza en janvier dernier avait redonné espoir à une société grecque abattue même si beaucoup avaient remarqué que le nouveau gouvernement était un gouvernement d’union masculine. Une partie de l’espoir des femmes qui s’étaient mobilisées pour cette élection reposait sur une femme d’exception, Zoe Konstantopoulou, élue présidente du parlement hellénique avec une large majorité des voix. Entre janvier 2015 et octobre 2015, elle a symbolisé un changement d’approche, invitant des femmes au Parlement comme les femmes de ménage du ministère des Finances. Elle a aussi défendu la notion d’Etat de droit en luttant contre la corruption, et combattu les oukases de la Troïka en mandatant l’audit de la dette grecque grâce à la commission pour la dette grecque.

Ces femmes témoignent que l’espoir de voir refleurir des valeurs démocratiques, qui incluraient les femmes et les hommes, existe encore. Elles portent haut et fort la puissance de la solidarité dont nous avons tout-e-s tant besoin.


 Marie-Hélène Le Ny, Brigitte Marti et Eleni Panousi 50-50 magazine


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Nena Venetsanou : « chanter le langage féministe… pour engager le dialogue »

Elle est Athénienne, chanteuse acclamée, féministe, libre et engagée. De 1973 à 1977, elle étudie l’histoire de l’art et l’anthropologie […]

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Anna ou le courage ordinaire d’une femme face à la crise

Originaire de l’île d’Ikaria, Anna a grandi dans des circonstances très difficiles, dans une fratrie de neuf enfants constamment en […]