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DOSSIERS : Femmes, travail, violences: pour changer l’équation


Il aura fallu 30 ans à la présentatrice de télévision Noëlle Noblecourt, débarquée de l’ORTF en 1964, pour expliquer que la véritable raison de son renvoi n’était pas une jupe trop courte mais bien «un ordre de coucher» du journaliste Raymond Marcillac. On peut parler de droit de cuissage qui bien sûr n’a jamais été un droit mais plutôt un fait coutumier. La philosophe Geneviève Fraisse parle de l’imaginaire du droit de cuissage qui réfère au droit du plus fort. Marie Victoire Louis dans son livre Le droit de cuissage. France 1860-1930 apporte les éclairages indispensables sur les origines des violences contre les femmes dans le milieu du travail.

 

Les harcèlements et autres violences contre les femmes sur les lieux de travail sont des réalités difficiles à dévoiler.

Notre dossier va explorer sous trois angles les violences contre les femmes sur le lieu de travail.

La réalité des violences

Les femmes souvent subordonnées et prises dans les contraintes économiques sous le contrôle patriarcal trouvent difficilement les moyens de révéler leurs souffrances au travail. Leurs témoignages parleront de la difficulté à dévoiler pour trouver justice. On parle aussi de sexisme bienveillant, fondé sur l’idée que les femmes ont besoin de protection alors qu’il maintient les femmes sous contrôle du protecteur. La révélation du secret des violences s’accompagne souvent de la perte de l’emploi.

Les facteurs de changement

Que font les entreprises? La question de l’égalité femmes/hommes revient dans le traitement des violences au travail. Quels sont les mécanismes à mettre en place pour induire le changement ?

Le cadre légal.

Rien ne peut se résoudre sans comprendre le cadre légal, son histoire. Les femmes de la révolution industrielle ont été projetées dans le salariat sans avoir obtenues certains droits, sans être libérées de la tutelle masculine, de la dépendance juridiquement prescrite des pères, maris et donc des patrons. L’accès et les conditions d’accès à la justice sont des variables d’ajustement dans les situations de violences au travail.

Brigitte Marti 50-50 magazine

Dessin : Pierre Colin Thibert 50-50 magazine

Ce dossier est réalisé avec la collaboration de la juriste Catherine Le Magueresse

Violaine : «ça vient en réunion avec nous, ça !»

Violaine, cadre, a vécu différents types de sexisme ordinaire, parfois invisible, dans les entreprises dans lesquelles elle a travaillé. A […]

Christophe Dague: “la CFDT a beaucoup travaillé dans les années 90 sur la définition du harcèlement sexuel, qui n’existait ni dans le code du travail ni dans le code pénal”

Christophe Dague est responsable CFDT des questions de démocratie, de l’immigration et de la lutte contre les discriminations. Il a […]

Violences sexistes ou sexuelles sur le lieu de travail : les obligations des entreprises

En 1992, le harcèlement sexuel fait son entrée dans le Code du travail. Les employeuses/employeurs seront désormais contraint.es d’agir contre […]

Hélène: “ma DRH m’a expliqué que mon poste avait été donné à celui qui m’avait remplacé pendant mon congé maternité”

Les femmes enceintes employées bénéficient d’une protection légale qui leur garantit de retrouver leur poste au retour des congés maternité. […]

Violences au travail, rendre audible la parole des femmes

“Le corps est au centre de toute relation de pouvoir” écrivait Michelle Perrot dans sa préface du livre de Marie-Victoire […]

Café envie d’agir: comment construire un avenir durable avec et pour les femmes?

“Comment créer un avenir durable avec et pour les femmes ?” était la question posée lors du dernier café envie […]

Il aura fallu 30 ans à la présentatrice de télévision Noëlle Noblecourt, débarquée de l’ORTF en 1964, pour expliquer que la véritable raison de son renvoi n’était pas une jupe trop courte mais bien «un ordre de coucher» du journaliste Raymond Marcillac. On peut parler de droit de cuissage qui bien sûr n’a jamais été un droit mais plutôt un fait coutumier. La philosophe Geneviève Fraisse parle de l’imaginaire du droit de cuissage qui réfère au droit du plus fort. Marie Victoire Louis dans son livre Le droit de cuissage. France 1860-1930 apporte les éclairages indispensables sur les origines des violences contre les femmes dans le milieu du travail.

 

Les harcèlements et autres violences contre les femmes sur les lieux de travail sont des réalités difficiles à dévoiler.

Notre dossier va explorer sous trois angles les violences contre les femmes sur le lieu de travail.

La réalité des violences

Les femmes souvent subordonnées et prises dans les contraintes économiques sous le contrôle patriarcal trouvent difficilement les moyens de révéler leurs souffrances au travail. Leurs témoignages parleront de la difficulté à dévoiler pour trouver justice. On parle aussi de sexisme bienveillant, fondé sur l’idée que les femmes ont besoin de protection alors qu’il maintient les femmes sous contrôle du protecteur. La révélation du secret des violences s’accompagne souvent de la perte de l’emploi.

Les facteurs de changement

Que font les entreprises? La question de l’égalité femmes/hommes revient dans le traitement des violences au travail. Quels sont les mécanismes à mettre en place pour induire le changement ?

Le cadre légal.

Rien ne peut se résoudre sans comprendre le cadre légal, son histoire. Les femmes de la révolution industrielle ont été projetées dans le salariat sans avoir obtenues certains droits, sans être libérées de la tutelle masculine, de la dépendance juridiquement prescrite des pères, maris et donc des patrons. L’accès et les conditions d’accès à la justice sont des variables d’ajustement dans les situations de violences au travail.

Brigitte Marti 50-50 magazine

Dessin : Pierre Colin Thibert 50-50 magazine

Ce dossier est réalisé avec la collaboration de la juriste Catherine Le Magueresse

Violence et harcèlement dans le monde du travail : l’OIT agit.

Un siècle après sa création, 61 ans après la Convention n°111 concernant la discrimination, la Conférence générale de l’Organisation Internationale […]

Une psychologue face au harcèlement au travail

Leila Belhaouari est psychologue depuis 10 ans. Spécialisée en clinique du travail, elle assiste des collectifs de soignant.es et de […]

Pauline : «on ne m’écoutait pas, on me coupait la parole alors que le stagiaire, lui, on l’écoutait»

Pauline a fait 5 ans d’études. Un BTS communication visuelle, une prépa en arts plastiques puis de nouveau deux ans de […]

Safia : « À l’intérieur de moi, il y a quelque chose qui me pousse à résister, j’ai envie de prendre mes propres décisions. » 2/2

Safia, la trentaine, a fui l’Algérie, les violences de son père et de ses frères. Son courage, sa force, sa […]

Les femmes de 1968, elles étaient le deuxième sexe, enfermées dans une vie triste comme le souligne Geneviève Fraisse. Elles étaient gardées sous clef. Elles n’avaient pas le droit de disposer de leur corps, pas d’accès à l’avortement, la pilule était autorisée depuis l’année précédente, mais à quel prix !

La réforme des universités avec la réforme des logements universitaires du 13 et 14 février 1968 avait déjà allumé le feu de la révolte.

Elles travaillaient mais n’avaient que peu de droits et de protection contre le patriarcat. Les contraintes étaient fortes pour les femmes, du monde prolétaire, jusqu’au monde universitaire.

Elles ont pris la rue comme les hommes, mais elles n’étaient pas au micro.

Les mouvements de libération et les mouvements contre les guerres issues de la colonisation, avec la guerre du Vietnam comme point d’acmé, ont porté d’importantes nouvelles utopies face à un ordre établi sans avenir.

Mai 68, avec ses 10 millions de grévistes, les universités en rébellion, un mouvement international pour une transformation des rapports de force, a initié un nouvel esprit de révolte qui, pour les femmes, ne s’est pas arrêtée, prenant de multiples formes : toutes les formes du féminisme.

Ce combat est toujours d’actualité.

Ce dossier offre des témoignages et des éclairages de 2018 sur ces événements et un regard de femmes sur l’exposition des Archives Nationales, « 68, les archives du pouvoir. » L’ouverture de la majorité des archives des services de l’État a permis de présenter les documents du pouvoir parallèlement aux documents de la contestation.

Anne Zelenski, Genevieve Fraisse, Martine Storti, Catherine Beaunez … offrent des analyses et perspectives pour comprendre comment les femmes qui n’étaient pas à la tribune s’en sont rapprochées quelques années plus tard….

Brigitte Marti 50-50 magazine

Dessin extrait de l’album-BD de Catherine Beaunez : ” J’avais 15 ans en 68 “

Dominique Démaret : "Ce n'était plus possible de continuer avec les pressions en vigueur contre la jeunesse. Il fallait que cela change, j'ai vécu Mai 68 comme une libération."

Dominique Démaret, sociologue, alors étudiante en lettres, était à la résidence universitaire de Nanterre en Mai 68. Elle a participé à […]

Marie-Rose Michaux : "Mai 68 a été un passage d'un milieu familial très fermé à un milieu ouvert dans tous les domaines."

Marie-Rose Michaux était lycéenne en Mai 68. Ces événements transformeront son avenir en lui faisant découvrir le mouvement Freynet et […]

Cécile Blatrix : "Il n'y avait rien sur Mai 68 dans mes livres d'histoire!"

Cécile Blatrix, professeure de sciences politiques à AgroParis Tech, n’était pas née en 1968, ce sont les photos, les dessins […]

Suzy Rojtman : "j'ai commencé à militer en 68, en classe de seconde"

Suzy Rojtman, aujourd’hui porte-parole du Collectif National pour les Droits des Femmes, a la militance féministe chevillée au corps, fruit d’une […]

«Une révolution dans la révolution»

Militante féministe des années 1970, j’ai déjà en 1968 un long passé militant : dans les mouvements pour les droits […]

Militantes en 1968, militantes en 2018

En mai 68, de nombreuses femmes ont pris part aux manifestations. Cinquante ans plus tard, elles sont encore plus nombreuses. […]

Martine Storti : "le mouvement de libération des femmes est né en rupture avec les modes de fonctionnement des groupes gauchistes"

Martine Storti, philosophe, journaliste et militante féministe était en mai 68 étudiante en philosophie à la Sorbonne. Fille d’ouvrier d’origine italienne, elle a participé aux mouvement étudiant et ouvrier qui l’encourageront à investir le champ féministe.

CATHERINE BEAUNEZ : BD-HUMOUR "J'AVAIS 15 ANS EN 68"

“J’avais 15 ans en 68 ” est le sixième album de Catherine Beaunez. Il parle de son histoire de femme […]

Michelle Perrot : "Mai 68, une brèche pour l’émancipation des femmes"

L’historienne Michelle Perrot, spécialiste de l’histoire des femmes et de l’histoire ouvrière, était, en mai dernier, la marraine de l’événement Mai […]

Malka Marcovich : L’autre héritage de 68, la face cachée de la révolution sexuelle

Historienne et féministe, Malka Marcovich appartient à la génération qui, encore enfant en mai 68, mais adolescente et jeune adulte […]

Geneviève Fraisse : "c'était un moment de refondation d'une autre vie et j'ai l'impression que j'y suis toujours"

Etudiante en philosophie à la Sorbonne en mai 68, Geneviève Fraisse a vu son univers se transformer pendant et à […]

Anne Zelensky : « Mai 68 a ouvert une brèche dans laquelle s’est engouffrée la renaissance du féminisme »

Féministe engagée, Anne Zelensky a fondé dès 1966 avec Jacqueline Feldman le mouvement FMA (Féminin Masculin Avenir) à l’origine du MLF en […]

FFMED

Créé par des femmes déterminées à renforcer les mouvements en faveur de l’émancipation des femmes, le Fonds pour les Femmes en Méditerranée soutient financièrement depuis 10 ans les associations qui œuvrent en ce sens dans les 21 pays de Méditerranée.

Grâce à sa longue expérience dans les mouvements de femmes de la région, le Fonds pour les Femmes en Méditerranée a une connaissance concrète du travail et des difficultés que peuvent rencontrer les associations de femmes autour de la Méditerranée.

Conçu tout d’abord pour soutenir financièrement les associations de femmes, le Fonds pour les Femmes en Méditerranée a étendu depuis, son champ d’action vers d’une part le renforcement de la relève générationnelle du mouvement des femmes et d’autre part la mise en réseau des associations.

Ainsi depuis 2011, il propose aux organisations de femmes de différents pays méditerranéens de se rencontrer autour d’un atelier de travail permettant l’échange et l’élaboration de réflexions stratégiques destinés à faire avancer la question de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Partant du constat que les femmes méditerranéennes rencontrent les mêmes difficultés, à des échelles différentes, le Fonds a déjà tenu 10 rencontres dans 6 pays : en Egypte, en Tunisie, en Algérie, en Croatie, en Libye et en France.

Le 5 juillet 2017, à Paris, la 10éme rencontre réunissait des participantes venues d’Italie, de Croatie, du Monténégro, de Bosnie, de Turquie, du Liban, de Palestine, d’Egypte, de Tunisie, d’Algérie, et du Maroc.

Ce temps dédié à la réflexion stratégique a permis aux participantes d’établir non seulement la liste des priorités pour les femmes qui défendent l’égalité et l’émancipation dans la région, mais de réfléchir à la mise en oeuvre d’un tissage et d’un brassage plus systématique entre activistes au niveau local, subrégional et régional afin d’asseoir les bases d’un réseau solide.

Elles travaillent dans un fonds de gestion participatif, un journal féministe, un collectif féministe sur le harcèlement de rues, elles sont élue au conseil municipal de leur ville, magistrate …

Rada Boric (Croatie), Nevin Öztop (Turquie), Amina Izaroukena (Algérie), Anware Mnasri (Tunisie) et Farah Barqawi (Palestine) témoignent de leur engagement.

50-50 magazine

En Turquie, le gouvernement persécute les féministes et les militant·e·s LGBT

Nevin Öztop, militante féministe, LGBT, de la minorité turque des Alévis, travaille dans un organisme de gestion participatif des fonds […]

En Tunisie: 34,5% de femmes à l’Assemblée nationale

Anware Mnasri est  juge au tribunal administratif de Tunis, présidente de la première chambre de première instance. Elle est également […]

En Egypte, la langue arabe au service du féminisme

Farah Barqawi, Palestinienne féministe vivant en Égypte, est engagée dans le développement d’une base de données féministe, la plateforme Wikigender […]