DOSSIERS

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Les Audacieuses : DOSSIERS


La librairie El Ghorba Mon Amour : Un lieu de vie au cœur d’un quartier populaire

Lire, feuilleter, toucher, fureter, flâner… Pour les amoureuses/amoureux des livres, l’aventure commence dans les rayons des librairies. Elsa Piacentino et […]

Katia Houga a créé sa propre marque immobilière : My Property

Katia Houga a bien l’intention de montrer que les femmes ont leur place dans le secteur de l’immobilier. A seulement […]

Le Kori Doré : l’Afrique a du goût

Le plaisir conjugué des papilles et des pupilles, c’est ce que vous propose Nafy Ndiaye spécialiste du cake design afro-caribéen. […]

Saveurs en partage, une épicerie bio portée par un collectif de femmes entrepreneuses

Manger bio, c’est bien, c’est bon, mais c’est parfois cher ! Saveurs en partage est une épicerie qui propose des […]

Amel Benmerabet : « J’ai décidé de me lancer dans l’entrepreneuriat pour créer ma propre aventure professionnelle »

Amel et Naël Benmerabet sont deux sœurs qui vivent une relation fusionnelle. Naël a 40 ans, sa petite soeur Amel […]

Les Audacieuses

Des cités d’Ile-de-France au monde des affaires, quel est le parcours des femmes issues de la diversité et des quartiers […]

C’est l’histoire des corps des femmes sur trois siècles. Au XIXe siècle, elles seront les “hystériques” du grand professeur Charcot. Au XXe siècle, elles seront cataloguées “frigides” par Freud et ses confrères. Au XXIe siècle, elles seront “guéries de leur frigidité” par les neuroscientifiques qui créent la pilule rose. Les Folles de la Salpêtrière & leurs sœurs traite de la médicalisation de la sexualité féminine.

Avec un style ciselé, tantôt humoristique, tantôt tragique, tantôt glaçant, ce spectacle nous conduit au fil des époques, des croyances, des théories successives dans l’itinéraire des injonctions à l’endroit des femmes. Autrice, metteuse en scène, comédienne, Sarah Pèpe est sur tous les fronts. Mais les sœurs sont là : chorégraphe, danseuses, musicienne, chanteuses, comédiennes participent de cette création. Cette plurivocité des sœurs donne un rythme soutenu à la pièce. Entre respiration et halètement, le drame se déroule. Elles déclament, circulent dans les époques, elles surgissent et disparaissent pour réapparaître métamorphosées. Elles affirment, elles disent, elles nous confient ce qu’elles éprouvent, ce qu’elles veulent et ne veulent pas, ce qu’elles voudraient, ce qu’elles demandent.

Subversive avec justesse, elle interroge ce qu’on absorbe à notre insu. Point de haine, ni de rejet, juste un refus profond de ce qui empêche la liberté de penser, de désirer, de refuser, de décider pour soi. La norme rapetisse bien souvent la richesse en troquant l’homogénéité contre la diversité créatrice, inventive et respectueuse. « C’est combien trop ? » La norme, qui saurait à notre place le calibrage approprié de nos organes, de nos mensurations. La norme qui s’intériorise subtilement, est démasquée et chacun.e peut se surprendre à découvrir ses propres zones d’ombre. La satire se veut légère. Il ne s’agit pas de mettre au bûcher ces hommes savants, qui prétendaient décrypter le corps des femmes à leur place, mais de permettre une lecture subversive de leurs énoncés. Les enjeux sont importants, mais le traitement théâtral conduit à les surplomber avec légèreté : l’approche n’est pas didactique, même si on sent que l’autrice s’est beaucoup documentée sur les questions qu’elle aborde.

La Salpétrière est le point de départ d’une circulation historique/hystérique. Les sœurs sont nombreuses, avant, après, ailleurs, jeunes ou moins jeunes, toutes sont aux prises avec des discours d’emprise, de maîtrise sur leur féminité. Peuvent-elles s’en démarquer, s’en émanciper ? Pour compléter l’aventure, des bords de plateau sont proposés à l’issue de certaines représentations, car ce que vise la Compagnie Vent Debout conduite par Sarah Pèpe, c’est d’ouvrir le débat. Et puisque la sororité n’a pas de frontière, une sculptrice, Cecilia DA MOTA, expose également quelques-unes de ses œuvres.

Daniel Charlemaine 50-50 magazine

Mes voisines lesbiennes du cimetière du Père Lachaise

Il y a quelques années, après avoir vu le film Les Stances à Sophie (Moshé Mizrahi, 1971), film cryptolesbien basé […]

«Les folles de la Salpêtrière & leurs sœurs» : un point de vue psychanalytique 2/2

  La découverte par Freud du fantasme le conduit à reculer devant la scène du traumatisme. Le 21 septembre 1897, […]

«Les folles de la Salpêtrière & leurs sœurs» : un point de vue psychanalytique 1/2

  Après avoir vu la pièce Les folles de la Salpêtrière et leurs sœurs, je soutiens une certaine vision de […]

Edith Vallée : l’Art, miroir de diabolisation des femmes

Ne pas crier. Une femme qui se prend à crier au cours d’une réunion de travail, sera souvent dite hystérique. […]

Podcasts : et maintenant, j’écoute quoi ?

Vous l’avez compris, le monde des podcasts est un océan de pépites. Mais parfois, il est difficile de savoir par […]

C’est l’histoire des corps des femmes sur trois siècles. Au XIXe siècle, elles seront les “hystériques” du grand professeur Charcot. Au XXe siècle, elles seront cataloguées “frigides” par Freud et ses confrères. Au XXIe siècle, elles seront “guéries de leur frigidité” par les neuroscientifiques qui créent la pilule rose. Les Folles de la Salpêtrière & leurs sœurs traite de la médicalisation de la sexualité féminine.

Avec un style ciselé, tantôt humoristique, tantôt tragique, tantôt glaçant, ce spectacle nous conduit au fil des époques, des croyances, des théories successives dans l’itinéraire des injonctions à l’endroit des femmes. Autrice, metteuse en scène, comédienne, Sarah Pèpe est sur tous les fronts. Mais les sœurs sont là : chorégraphe, danseuses, musicienne, chanteuses, comédiennes participent de cette création. Cette plurivocité des sœurs donne un rythme soutenu à la pièce. Entre respiration et halètement, le drame se déroule. Elles déclament, circulent dans les époques, elles surgissent et disparaissent pour réapparaître métamorphosées. Elles affirment, elles disent, elles nous confient ce qu’elles éprouvent, ce qu’elles veulent et ne veulent pas, ce qu’elles voudraient, ce qu’elles demandent.

Subversive avec justesse, elle interroge ce qu’on absorbe à notre insu. Point de haine, ni de rejet, juste un refus profond de ce qui empêche la liberté de penser, de désirer, de refuser, de décider pour soi. La norme rapetisse bien souvent la richesse en troquant l’homogénéité contre la diversité créatrice, inventive et respectueuse. « C’est combien trop ? » La norme, qui saurait à notre place le calibrage approprié de nos organes, de nos mensurations. La norme qui s’intériorise subtilement, est démasquée et chacun.e peut se surprendre à découvrir ses propres zones d’ombre. La satire se veut légère. Il ne s’agit pas de mettre au bûcher ces hommes savants, qui prétendaient décrypter le corps des femmes à leur place, mais de permettre une lecture subversive de leurs énoncés. Les enjeux sont importants, mais le traitement théâtral conduit à les surplomber avec légèreté : l’approche n’est pas didactique, même si on sent que l’autrice s’est beaucoup documentée sur les questions qu’elle aborde.

La Salpétrière est le point de départ d’une circulation historique/hystérique. Les sœurs sont nombreuses, avant, après, ailleurs, jeunes ou moins jeunes, toutes sont aux prises avec des discours d’emprise, de maîtrise sur leur féminité. Peuvent-elles s’en démarquer, s’en émanciper ? Pour compléter l’aventure, des bords de plateau sont proposés à l’issue de certaines représentations, car ce que vise la Compagnie Vent Debout conduite par Sarah Pèpe, c’est d’ouvrir le débat. Et puisque la sororité n’a pas de frontière, une sculptrice, Cecilia DA MOTA, expose également quelques-unes de ses œuvres.

Daniel Charlemaine 50-50 magazine

Sarah Pèpe : « On a dépossédé les femmes de leur désir »

Au travers d’un personnage traversant les époques, le spectacle « Les folles de la Salpêtrière & leurs sœurs » explore la […]

La révolution clitoridienne en mouvement !

C’est l’histoire des corps des femmes sur trois siècles. Au XIXe siècle, elles seront les “hystériques” du grand professeur Charcot. […]

Margaïd Quioc — YESSS Podcast

Dans le vaste monde des podcasts féministes,Yesss est une émission jeune (le podcast a été créé en décembre 2018) mais […]

Charlotte Bienaimé – Un Podcast à Soi

Charlotte Bienaimé est la réalisatrice d’un autre podcast natif féministe incontournable : Un Podcast à Soi (Arte Radio). Une fois […]

Victoire Tuaillon – Les Couilles sur la Table

Nous avons échangé avec Victoire Tuaillon, une autre podcasteuse féministe, la créatrice de Les Couilles sur la Table (Binge Audio). […]

Lauren Bastide, créatrice du podcast La Poudre

Echange avec Lauren Bastide, journaliste, militante féministe et co-fondatrice du studio de podcasts Nouvelles Écoutes. Lauren Bastide est la créatrice […]

Il aura fallu 30 ans à la présentatrice de télévision Noëlle Noblecourt, débarquée de l’ORTF en 1964, pour expliquer que la véritable raison de son renvoi n’était pas une jupe trop courte mais bien «un ordre de coucher» du journaliste Raymond Marcillac. On peut parler de droit de cuissage qui bien sûr n’a jamais été un droit mais plutôt un fait coutumier. La philosophe Geneviève Fraisse parle de l’imaginaire du droit de cuissage qui réfère au droit du plus fort. Marie Victoire Louis dans son livre Le droit de cuissage. France 1860-1930 apporte les éclairages indispensables sur les origines des violences contre les femmes dans le milieu du travail.

 

Les harcèlements et autres violences contre les femmes sur les lieux de travail sont des réalités difficiles à dévoiler.

Notre dossier va explorer sous trois angles les violences contre les femmes sur le lieu de travail.

La réalité des violences

Les femmes souvent subordonnées et prises dans les contraintes économiques sous le contrôle patriarcal trouvent difficilement les moyens de révéler leurs souffrances au travail. Leurs témoignages parleront de la difficulté à dévoiler pour trouver justice. On parle aussi de sexisme bienveillant, fondé sur l’idée que les femmes ont besoin de protection alors qu’il maintient les femmes sous contrôle du protecteur. La révélation du secret des violences s’accompagne souvent de la perte de l’emploi.

Les facteurs de changement

Que font les entreprises? La question de l’égalité femmes/hommes revient dans le traitement des violences au travail. Quels sont les mécanismes à mettre en place pour induire le changement ?

Le cadre légal.

Rien ne peut se résoudre sans comprendre le cadre légal, son histoire. Les femmes de la révolution industrielle ont été projetées dans le salariat sans avoir obtenues certains droits, sans être libérées de la tutelle masculine, de la dépendance juridiquement prescrite des pères, maris et donc des patrons. L’accès et les conditions d’accès à la justice sont des variables d’ajustement dans les situations de violences au travail.

Brigitte Marti 50-50 magazine

Dessin : Pierre Colin Thibert 50-50 magazine

Ce dossier est réalisé avec la collaboration de la juriste Catherine Le Magueresse

Violaine : «ça vient en réunion avec nous, ça !»

Violaine, cadre, a vécu différents types de sexisme ordinaire, parfois invisible, dans les entreprises dans lesquelles elle a travaillé. A […]

Christophe Dague: “la CFDT a beaucoup travaillé dans les années 90 sur la définition du harcèlement sexuel, qui n’existait ni dans le code du travail ni dans le code pénal”

Christophe Dague est responsable CFDT des questions de démocratie, de l’immigration et de la lutte contre les discriminations. Il a […]

Violences sexistes ou sexuelles sur le lieu de travail : les obligations des entreprises

En 1992, le harcèlement sexuel fait son entrée dans le Code du travail. Les employeuses/employeurs seront désormais contraint.es d’agir contre […]

Hélène: “ma DRH m’a expliqué que mon poste avait été donné à celui qui m’avait remplacé pendant mon congé maternité”

Les femmes enceintes employées bénéficient d’une protection légale qui leur garantit de retrouver leur poste au retour des congés maternité. […]

Violences au travail, rendre audible la parole des femmes

“Le corps est au centre de toute relation de pouvoir” écrivait Michelle Perrot dans sa préface du livre de Marie-Victoire […]

Café envie d’agir: comment construire un avenir durable avec et pour les femmes?

“Comment créer un avenir durable avec et pour les femmes ?” était la question posée lors du dernier café envie […]

Il aura fallu 30 ans à la présentatrice de télévision Noëlle Noblecourt, débarquée de l’ORTF en 1964, pour expliquer que la véritable raison de son renvoi n’était pas une jupe trop courte mais bien «un ordre de coucher» du journaliste Raymond Marcillac. On peut parler de droit de cuissage qui bien sûr n’a jamais été un droit mais plutôt un fait coutumier. La philosophe Geneviève Fraisse parle de l’imaginaire du droit de cuissage qui réfère au droit du plus fort. Marie Victoire Louis dans son livre Le droit de cuissage. France 1860-1930 apporte les éclairages indispensables sur les origines des violences contre les femmes dans le milieu du travail.

 

Les harcèlements et autres violences contre les femmes sur les lieux de travail sont des réalités difficiles à dévoiler.

Notre dossier va explorer sous trois angles les violences contre les femmes sur le lieu de travail.

La réalité des violences

Les femmes souvent subordonnées et prises dans les contraintes économiques sous le contrôle patriarcal trouvent difficilement les moyens de révéler leurs souffrances au travail. Leurs témoignages parleront de la difficulté à dévoiler pour trouver justice. On parle aussi de sexisme bienveillant, fondé sur l’idée que les femmes ont besoin de protection alors qu’il maintient les femmes sous contrôle du protecteur. La révélation du secret des violences s’accompagne souvent de la perte de l’emploi.

Les facteurs de changement

Que font les entreprises? La question de l’égalité femmes/hommes revient dans le traitement des violences au travail. Quels sont les mécanismes à mettre en place pour induire le changement ?

Le cadre légal.

Rien ne peut se résoudre sans comprendre le cadre légal, son histoire. Les femmes de la révolution industrielle ont été projetées dans le salariat sans avoir obtenues certains droits, sans être libérées de la tutelle masculine, de la dépendance juridiquement prescrite des pères, maris et donc des patrons. L’accès et les conditions d’accès à la justice sont des variables d’ajustement dans les situations de violences au travail.

Brigitte Marti 50-50 magazine

Dessin : Pierre Colin Thibert 50-50 magazine

Ce dossier est réalisé avec la collaboration de la juriste Catherine Le Magueresse

Violence et harcèlement dans le monde du travail : l’OIT agit.

Un siècle après sa création, 61 ans après la Convention n°111 concernant la discrimination, la Conférence générale de l’Organisation Internationale […]

Une psychologue face au harcèlement au travail

Leila Belhaouari est psychologue depuis 10 ans. Spécialisée en clinique du travail, elle assiste des collectifs de soignant.es et de […]